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La direction générale du Trésor a publié en février 2024 les chiffres sur la balance commerciale de la France. Que retenir ?
- La balance commerciale des biens reste largement déficitaire, même si elle s’améliore par rapport à 2022 passant de 162,7 milliards d’euros de déficit à 99,6 milliards d’euros de déficit
- Elle est l’une des balances commerciales les plus déficitaires de l’Union européenne et pose la question des équilibres intra-européens
- En revanche, la balance commerciale des services reste largement excédentaire avec 30,6 milliards d’excédents commerciaux
- Cette amélioration des résultats français est toutefois à nuancer car elle est surtout le fait d’une baisse des prix de l’énergie en 2023

Par ailleurs, il existe une très forte disparité entre les secteurs industriels :
- La balance commerciale de l’aéronautique, du spatial, des parfums et de la cosmétique reste largement excédentaire
- Alors que celle de l’énergie, de l’automobile et de la métallurgie reste largement déficitaire

Enfin, les premiers partenaires commerciaux de la France restent les États membres de l’Union européenne, en particulier l’Allemagne, la Belgique et l’Italie.

Au-delà des chiffres, il est intéressant de comprendre les dynamiques d’exportations et d’importations des entreprises françaises. La Fabrique des Exportations, think tank spécialisé sur le sujet, a produit un rapport en 2023 et en 2024 pour éclairer le débat public à sujet.

1. La première chose est que contrairement aux idées reçues, l’appareil productif est plutôt réactif à la demande mondiale quand on se le représente comme inadapté ou peu réactif par rapport à ses voisins européens.

2. La deuxième chose observée est :
a. Une perte de compétitivité de la France de 15 à 20% sur les biens manufacturés sur la période 2000-2020 alors que le secteur des services aurait lui gagné en compétitivité par rapport à d’autres pays européens.
b. Le taux de change et le coût du travail sont écartés pour expliquer cette perte de compétitivité du secteur manufacturier.
c. La perte de compétitivité semble cibler trois secteurs les biens intermédiaires pour usage industriel, les biens d'équipements industriels et les véhicules de transport.

3. Le troisième point mis en avant par l’étude pour expliquer le déficit commercial est celui des difficultés de recrutement.
a. La rareté d'une main-d'œuvre spécialisée dans certains métiers spécifiques constitue un goulot d'étranglement, en particulier dans les trois secteurs cités précédemment
b. Le déficit commercial ne serait pas dû au manque de compétitivité, mais au fait qu’il est de plus en plus facile d’importer ces produits, notamment depuis des pays membres de la zone euro

4. Le quatrième point d’attention est que les entreprises françaises de l’industrie manufacturière ont tendance à plus s’internationaliser que d’autres entreprises européennes et privilégient l’implantation à proximité des marchés plutôt que d’exporter depuis la France. Le constat est le même dans le secteur des services.

5. Enfin le dernier point, non des moindres, est l’observation d’une forme de spécialisation des États membres de l’Union européenne où les entreprises françaises auraient tendance à capitaliser sur les savoir-faire en matière de services.

Du côté des solutions, plusieurs pistes pourraient envisagées :
- Améliorer et clarifier l’offre de formations aux métiers industriels
- Avoir accès à un foncier à un prix compétitif pour l’industrie
- Mettre en place des mesures pour l’exportation des PME, et encourager le développement d’écosystèmes industriels autour des donneurs d’ordre afin d’avoir des chaînes de valeur plus intégrées sur les territoires

Par ailleurs, la question de la réindustrialisation de la France ne peut s’exonérer d’une réflexion sur le contexte européen et sur les coopérations possibles à cette échelle.


Publié le jeudi 2 mai 2024 . 3 min. 59

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