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Déflation : la France sur la ligne jaune

Publié le mardi 4 mars 2014 . 3 min. 53

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Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

La menace déflationniste se précise dangereusement. Cela se voit dans les chiffres. En janvier, l'indice brut des prix a cédé 0,6%, ramenant l'inflation sur un an à un peu moins de 0,7%. C'est un niveau historiquement bas, en dehors de 2009, période de forte récession. Mais c'est encore pire si l'on regarde l'inflation sous-jacente. Un indice qui exclut les prix encadrés par l'État (comme l'électricité ou le gaz) et les produits à prix volatils (produits pétroliers, produits frais par exemple). Il est aussi corrigé des mesures fiscales comme les dernières hausses de TVA. Bref, cet indicateur permet de dégager les vraies tendances sur le front des prix. Et que nous dit-il ? L'inflation sous-jacente a chuté à 0,1% seulement, son niveau le plus bas depuis la création de l'euro. Ce 0,1%, c'est l'épaisseur statistique de la ligne jaune déflationniste. Et la déflation, c'est le pire danger, car quand les prix baissent, les marges des entreprises sont comprimées. Pas d'autre choix alors que de diminuer les charges en faisant pression sur les salaires, l'emploi, l'investissement et les fournisseurs. Les entreprises doivent alors composer avec une demande étouffée et s'adapter en baissant encore leurs prix. Bien plus, la déflation alourdit le poids des dettes, celles des entreprises comme celle des ménages. Mais aussi celles de l'Etat. La dette publique dévient plus difficile à rembourser, d'autant que la déflation ronge de facto les recettes fiscales. Après le sud de la zone euro, voilà la France au bord du cercle vicieux. Regardons de plus près ce qui se passe dans les secteurs. Dans l'industrie, le poison déflationniste s'est déjà clairement diffusé. Face à une concurrence internationale très dure et un euro trop fort, avec un pouvoir d'achat en berne sur le marché intérieur, les industriels français ont du baisser leurs prix. C'est parfaitement clair dans les prix de l'industrie manufacturière en 2013, qui ont été dans le rouge pendant une bonne partie de l'année. Les industriels ont dû réagir en faisant pression sur leurs fournisseurs. Et les sociétés de services aux entreprises ont été les premières touchées. Même les activités haut de gamme sont atteintes. Pour s'en rendre compte, il suffit de regarder l'évolution de leurs marges. Les services informatiques, l'audit, les activités juridiques, d'ingénierie, d'études de marchés et de sondages ont perdu entre 1,5 et 5 points de marge entre 2006 et 2013. Elles sont prises au piège, car leur masse salariale est leur premier poste de coûts. D'autant plus qu'avec des postes à forte valeur ajoutée, elles bénéficient peu de l'appel d'air du CICE qui profite surtout aux gros employeurs d'activités de services à salaires moins élevés. Les secteurs à forte valeur ajoutée sont donc déjà les premières victimes. Mais la spirale déflationniste, c'est un phénomène qui se diffuse, qui s'auto-entretient, qui ronge tour à tour les marges des entreprises, le revenu des ménages, les équilibres des finances publiques. Alors, jusqu'à quant l'économie française pourra supporter cet euro fort pour elle, jusqu'à quand pourra-t-elle supporter cette politique de rigueur qui mine son tissu d'entreprises comme son tissu social ?
 

Alexandre Mirlicourtois, Déflation : la France sur la ligne jaune, une vidéo Xerfi Canal


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