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Des menaces sur la compétitivité allemande

Publié le jeudi 12 septembre 2013 . 4 min. 04

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Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

La compétitivité allemande pourrait bien avoir atteint ses limites. Certes, notre voisin va enregistrer des excédents extérieurs records cette année, près de 200 milliards d'euros. Le pays a aussi depuis longtemps retrouvé puis largement dépassé son niveau d'activité d'avant crise. C'est unique en Europe. Le pays est enfin proche du plein emploi avec un taux de chômage au plancher, à peine supérieur à 5%. Mais ce tableau idyllique ne doit pourtant pas masquer ses fragilités. Des points faibles extérieurs mais aussi domestiques. Extérieur d'abord. L'Allemagne a construit sa compétitivité en sous-traitant sa production dans les pays à faible coût d'Europe de l'Est. Une économie de bazar dont le talon d'Achille est le temps qui passe et qui fera converger les coûts salariaux des PECO vers les standards européens. Et le rattrapage peut être rapide, à l'image de la Chine devenue trop chère pour certains donneurs d'ordres mondiaux comme H&M. Il y a aussi l'agressivité du Japon, lancé dans une guerre totale des changes. Or Japonais et Allemands sont souvent en compétition sur les marchés extérieurs. Et avec un yen en repli de presque 20% depuis l'élection du nouveau premier ministre, les industriels japonais s'annoncent comme de sérieux concurrents. Japonais d'un côté et industriels américains de l'autre. Des Américains qui affichent des coûts unitaires parmi les plus faibles des pays industrialisés et utilisent aussi l'arme du change pour renforcer leur position relative. Sans oublier un coût de l'énergie en baisse grâce à l'exploitation des gaz de schiste, quand les choix énergétiques allemands renchérissent les leurs. C'est ainsi que selon Natixis, le prix du kilowattheure pour l'industrie serait ramené à 10 cents aux Etats-Unis, contre 22 en Allemagne. C'est un handicap sérieux pour des secteurs très énergivores comme la chimie ou la métallurgie qui sont de grande taille outre-Rhin. A cela s'ajoute le basculement géographique de la croissance mondiale vers les vieux pays. Ce qui prend l'Allemagne à contre-pied, elle qui a opéré un déplacement géographique spectaculaire de son commerce extérieur. L'excédent, alimenté aux 2/3 par l'Union européenne en 2007, est aujourd'hui généré aux 3/4 en dehors. Côté intérieur, la modération salariale destinée à limiter les coûts de production se heurte aux revendications salariales de plus en plus pressantes. C'est d'autant plus vrai que les prix de l'immobilier se réveillent et pèse sur le budget des ménages. C'est un sérieux coup de canif à la compétitivité allemande. Mais l'épicentre des difficultés se trouve dans l'évolution de la démographie. Si la France vieillit, l'Allemagne, elle se fossilise. Avec un taux de fécondité de 1,36 enfant par femme, parmi les plus faibles d'Europe, l'Allemagne ne renouvelle pas ses générations et a recourt à la main d'œuvre étrangère : 1 million de migrants en 2012, dont 130 000 venus d'Europe du Sud. Mais, c'est une chose d'attirer les jeunes talents étrangers de pays en crise. C'en est une autre de les garder. En clair, le balancier pourrait vite repartir de l'autre côté, laissant l'Allemagne seule avec son problème démographique. Si pour les pays du Sud le gros des ajustements structurels est derrière, il est bien devant pour l'Allemagne. Pour l'heure, ne nous y trompons pas c'est une normalisation qui se dessine. Une normalisation qui peut participer au rééquilibrage des croissances européennes mais qui peut, sur un horizon plus long, contraindre l'Allemagne à remettre en cause sa compétitivité.       

Alexandre Mirlicourtois, Des menaces sur la compétitivité allemande, une vidéo Xerfi Canal


Mots clés :

Europe / Zone euro

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