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La consommation aux arrêts de rigueur

Publié le lundi 8 octobre 2012 . 3 min. 23

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Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur des études de Xerfi

Prévoir l’évolution de la consommation des ménages en 2013, voilà un exercice complexe !  Il faut estimer la résultante d’une multiplicité de forces contraires. Commençons par examiner les principales composantes. En premier lieu, la principale ressource financière des Français, c’est la masse salariale. Une masse salariale qui est le produit entre le nombre de salariés et le salaire moyen. Ce sont là les deux premières variables à analyser. Le nombre de salariés d’abord. Les dernières données disponibles sur le marché du travail ne sont pas encourageantes. Au deuxième trimestre 2012, l’emploi dans les secteurs marchands non agricoles s’est replié, balayant la modeste hausse du début d’année. Pour faire bref, les créations d’emploi sont en panne. Une panne malheureusement durable compte tenu des très mauvaises perspectives de croissance. Côté salaire maintenant. Comme vous pouvez le voir, la hausse du salaire mensuel de base est restée accroché autour de 2% au 2ème trimestre. C’était avant le coup de pouce donné au Smic. L’importance du nombre de salariés au SMIC, ou proches du SMIC se traduit donc en France par une régulation de facto. Pour les autres salariés, la marge de manœuvre des entreprises est extrêmement faible. On se dirige donc vers une progression très ralentie. 

Examinons maintenant l’impact du choc fiscal sur les revenus du travail, du capital et de l’épargne. Les mesures annoncées vont toucher en priorité les tranches de revenus supérieurs. Mais il faut ajouter le gel des tranches du barème de l’impôt sur le revenu qui va impacter les classes moyennes. Selon le gouvernement, la facture totale avoisinerait 10 milliards d’euros L’autre élément à analyser, c’est l’inflation. Parce que la hausse des prix rogne les revenus des ménages. A plus de 2% aujourd’hui, elle annule pratiquement les hausses des salaires. Et vu l’évolution des prix des  matières premières agricoles et de l’énergie, elle devrait restée élevée jusqu’à la fin de l’année. Mais on doit s’attendre à une accalmie en 2013  en raison du ralentissement de la croissance mondiale. De plus, la hausse de l’euro limitera de facto l’inflation des produits importés. 

Reste maintenant à distinguer la partie du revenu qui sera consommée de celle qui sera épargnée. Et là aussi deux forces contraires s’affrontent. Si 4 millions de foyers verront leur impôt sur le revenu augmenter, l’essentiel de l’effort va se concentrer sur les 1% les plus aisés. Des ménages qui peuvent alléger leur niveau d’épargne pour maintenir leur consommation. Cela va atténuer la ponction sur la demande. En partie seulement car le plafonnement de certaines niches fiscales va mécaniquement entraîner une baisse de la consommation, notamment dans les services à la personne. En revanche, la flambée du chômage pousse les classes moyennes à maintenir un haut niveau d’épargne de précaution. In fine, le taux d’épargne des Français devrait rester stable…c'est-à-dire très élevé. Stabilisation des revenus, hausse des charges, inflation modérée et taux d’épargne constant, voilà les grands traits de notre scénario. Un scénario qui prévoit une consommation en panne en 2013.

Alexandre Mirlicourtois, La consommation aux arrêts de rigueur, une vidéo Xerfi Canal


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