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Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur des études de Xerfi

Les caisses des entreprises se vident. Difficile à croire quand on regarde les bénéfices cumulés des stars du CAC 40. Des bénéfices qui représentent encore la coquette somme de 37 milliards d’euros au 1er semestre. Mais aussi des bénéfices en recul de près de 20% par rapport à la même période de l’année dernière. Et la seconde partie de l’année s’annonce encore plus désagréable : l’Europe est en crise, les Etats-Unis en sursis et l’Asie au ralenti. Bref, les clignotants sont rouges et les « profits warnings » vont se multiplier. C’est une évidence. Et alors ? Finalement, que pèsent ces 40 groupes, aussi grands soient-ils, face aux quelques 3,4 millions d’entreprises installées en France ? L’emploi ne se créé-t-il pas d’abord dans nos PME et nos entreprises de taille intermédiaire ? Pourtant, les soucis des grands groupes font les grands problèmes des PME et la flambée du chômage s’ensuit. Il ne faut pas l’oublier. Car sans aucun doute, ces grands groupes vont prendre des mesures. Des mesures correctrices, voire drastiques. C’est désormais inexorable. La dégradation sans précédent de leur trésorerie d’exploitation entre juin et juillet dernier ne dit pas autre chose. Selon l’enquête de l’Association française des trésoreries d’entreprises, jamais le plongeon n’avait été aussi rapide sur deux mois. Même au plus profond de la récession de 2008-2009. Impératif numéro 1 donc,  dégager du cash, par tous les moyens. Alors comment ? En serrant encore un peu plus les prix des fournisseurs et en jouant sur les délais de paiement. Et qui sont ces fournisseurs ? Bien sûr, des PME ou les entreprises de taille intermédiaire. Des PME et des ETI avec qui le rapport de force est totalement déséquilibré et qui n’ont pas d’autre solution que de se plier aux diktats de leurs donneurs d’ordre. Des PME et des ETI qui à leur tour tentent, par tous les moyens, de transférer cette charge à leurs propres fournisseurs. De proche en proche, c’est tout le tissu économique qui est contaminé. Et financer son exploitation devient un véritable casse-tête pour beaucoup, voire mission impossible pour d’autres. Un obstacle d’autant plus difficile à franchir que l’accès aux crédits bancaires est chaque jour plus difficile. Des banques qui doivent se mettre en conformité avec les nouvelles normes prudentielles. Des banques qui voient monter le risque de défaut lié au décrochage de la conjoncture. Pour résumer, il n’y a pas de doute sur l’orientation de la politique bancaire ces prochains mois. C’est d’ailleurs ce que montre la dernière enquête de la Banque de France auprès des établissements financiers sur la distribution de crédit aux PME. La situation est d’autant plus périlleuse, que ces difficultés s’abattent sur un tissu d’entreprises déjà très affaibli. La récession de 2008-2009 a laissé des traces que la simili reprise de 2010-2011 n’a pas effacé. Les marges notamment ne décollent pas de leur niveau plancher et le risque est bien plus de les voir s’enfoncer encore plus loin que de se redresser. Or, quand les marges sont comprimées, impossible ou presque de résister au moindre accroc. C’est d’autant plus vrai que les entreprises ont déjà massivement utilisé toutes les armes défensives à leur disposition: baisse de l’intérim, fins de CDD, gel des embauches, blocage des rémunérations, report des grands projets d’investissement et ajustement des stocks. Bref, déjà actionnés, tous les leviers d’ajustement sont épuisés. Il n’y a plus d’échappatoire possible. La cote d’alerte a été franchie. Et aujourd’hui nombre de sociétés sont au bord du gouffre. Un gouffre qui s’appelle le « cash-crunch ».

Alexandre Mirlicourtois, Le « cash-crunch » des entreprises, une vidéo Xerfi Canal


Publié le mercredi 12 septembre 2012 . 3 min. 26

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