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Le prochain président français doit-il s'inspirer de David Cameron ?

Publié le jeudi 12 novembre 2015 . 4 min. 30

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Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

 

David Cameron a-t-il trouvé la potion magique de la croissance ? Peut-il inspirer notre prochain Président de la république dans la conduite de son quinquennat ? Un rapide flash-back d’abord pour bien fixer les enjeux. Il est incontestable que l’économie britannique est, non seulement repartie depuis l’arrivée de David Cameron, mais qu’elle s’accélère. Le bilan sur les 5 dernières années, c’est un PIB en hausse de 2,1% l’an en moyenne. En Face, la France atteint péniblement 0,9%, autant dire que la comparaison ne nous est pas favorable. Et que dire de l’évolution du marché du travail. D’un côté, il y a une économie britannique qui crée des emplois en masse : 1 million 700 milles depuis le point bas du 3ème trimestre 2011, quand il stagne en France. Sur ces deux plans, l’écart est manifeste. Et si le taux de chômage devait être le marqueur ultime de succès d’une politique, là encore, l’évolution des écarts parle d’elle-même. L’inflexion de la courbe est de l’autre côté de la Manche. Mais comment diable sont-ils parvenus à ce tour de force ? Quelles recettes ? Tout repose sur quatre concepts : pragmatisme, timing, cohérence et constance. D’abord du pragmatisme. Le gouvernement britannique a parfaitement conscience que l’économie du Royaume est ultra-dépendante de son cycle immobilier car il génère d’énormes effets de richesse.

 

L’économiste Patrick Artus a mesuré la force du lien qui unit la croissance du PIB et celle des prix de l’immobilier résidentiel et commercial : il ressort que la corrélation est positive et très forte car elle stimule la consommation et la construction de logements. Ce n’est pas son seul avantage. Elle se nourrit de capitaux étrangers qui participent au financement du déficit extérieur. D’où l’obsession de Cameron à relancer au plus vite ce qui constitue le point fort, comme le talon d’Achille, de l’économie britannique. Les difficultés d’accès au crédit sont allégées grâce à deux plans de soutien aux emprunteurs et la baisse des taux est pilotée par la BoE. Les résultats sont là : les prix de l’immobilier résidentiel ont restauré puis ont dépassé leurs pics historiques. C’est le seul cas des grandes économies. Pragmatisme, sens du timing et cohérence. Les Britanniques, pas plus que les Français, n’aiment les déficits publics. Et pourtant, ils les ont laissés filer pendant la crise et bien d’avantage qu’en France Bien entendu, si l’objectif premier est de relancer l’activité il faut soutenir la demande, coute que coute, et certainement pas la brider en s’enfonçant dans l’austérité.

 

La consolidation budgétaire ne peut arriver que dans un second temps, une fois le retour de la croissance confirmé. Priorité donc dans un premier temps à l’allégement de la barque fiscale des entreprises et des ménages, tout en corsetant la demande publique. La politique monétaire est au diapason. La BoE abaisse violement son taux de base dès le début de la crise à 0,5%. La réaction de la BCE arrive avec retard. C’est aussi la mise en place d’une politique non-conventionnelle d’achats d’actifs, qui a entre autre dopé les cours boursiers et renforcé les effets richesses. Là encore la BCE agira, mais une fois de plus avec retard. Enfin, dernier point la constance. Les mesures phares (IS ou plus récemment majoration du salaire minimum) sont programmées sur 5 ans, ce qui offre un horizon suffisamment stable aux entreprises et aux ménages. Bien entendu faire un copier-coller de la politique économique de Cameron n’aurait aucun sens, la France n’est pas l’Angleterre. En ignorer les effets secondaires serait naïf aussi. Le Royaume-Uni reste confronté à des défis majeurs : restaurer ses comptes publics et la qualité de sa main d’œuvre, pour assoir sa croissance sur une véritable base de productivité. Ce sont des défis lourds mais auxquels le pays s’attaque maintenant dans un contexte porteur de croissance. Ne pas faire du copier-coller donc, mais s’inspirer de l’ADN même de ce qui a fait le succès britannique : le pragmatisme, le timing, la cohérence et la constance.


 

Alexandre Mirlicourtois, Le prochain président français doit-il s'inspirer de David Cameron ?, une vidéo Xerfi Canal TV


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