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Avec le déconfinement, la relance de l’activité va pouvoir prendre appui sur quatre types de secteurs qui vont très vite récupérer.


Problématiques de souveraineté et de sécurité nationale : 3 filières clés


Il y a d’abord les 3 filières que la crise du Covid-19 a placées au cœur de la problématique de la souveraineté et de la sécurité nationale c’est-à-dire l’alimentaire, la santé et la défense.


La crise a mis à rude épreuve la solidité du pôle qui va de l’agriculture en passant par les industriels transformateurs jusqu’aux distributeurs. Mais, malgré les embûches, aucune rupture d’approvisionnements. Et le plus dur est passé, notamment pour le secteur des boissons. Entre la réouverture progressive de la RHF, l’indépendance alimentaire redevenue préoccupation nationale et la volonté de nombreux pays de sécuriser leurs approvisionnements en se constituant des stocks, l’activité devrait désormais vite repartir. C’est un enjeu majeur, l’agriculture et les IAA, c’est près de 1,4 million de personnes directement occupées soit 5% environ de l’emploi total, une richesse créée de plus de 80 milliards d’euros (soit un peu plus de 3% du PIB) et surtout un excédent commercial de 8 milliards d’euros en 2019 quand la balance commerciale a été déficitaire de 58.


Autre filière mise sous les feux de l’actualité, les industries de la santé. Le choc du Covid-19 a montré sa trop grande dépendance à l’égard de l’Asie. Cela a été l’occasion d’une véritable prise de conscience et de l’exigence de relocaliser des approvisionnements. Entre une demande fondamentalement en hausse, la nécessité de rapatrier certaines activités, la mise en avant du sous-financement des établissements hospitaliers, l’activité des laboratoires pharmaceutiques va poursuivre sur sa lancée et atteindra un pic historique en 2021. Quant aux fabricants de matériel médical et dentaire, après un coup d’arrêt pendant l’épidémie, ils devraient aussi atteindre un pic d’activité pour dépasser l’ancien record de 2019.


Troisième secteur au cœur de la problématique de la souveraineté nationale, l’industrie de la défense. Dans un monde où les tensions géopolitiques se multiplient, avec au premier rang la montée des tensions sino-américaines, les budgets militaires progresseront en France comme ailleurs. Le savoir-faire ont fait de l’industrie de l’armement française une place forte de l’économie nationale et aussi du pays le 3e exportateur d’armes au monde avec 7% des parts de marché, derrière les États-Unis et la Russie. C’est en 2019, un excédent de 5 milliards contre 1,3 milliard en 2000. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, car cela ne recouvre pas les services, des contrats qui peuvent courir sur plusieurs dizaines d’années. Faut-il s'en réjouir ou s'en désoler : la France est un gros marchand d’armes et l’activité des groupes comme Thales, Naval Group, Safran ou Dassault devrait fortement progresser ces prochains trimestres.


La crise, accélérateur de transformations


Comme chaque crise, celle du Covid-19 sera un accélérateur de transformations, et certains secteurs vont en profiter puissamment. La digitalisation de l’économie va s’amplifier, avec de nouvelles formes d’organisation du travail : développement du travail à distance, visioconférence, automatisation de process… Au plus grand profit des services informatiques et des opérateurs de télécom. Or la France dispose en la matière de positions fortes. Avec 89 000 entreprises et 553 000 employés pour un chiffre d’affaires de 95 milliards d’euros environ, la France se situe à la 3e place européenne. Surtout avec des groupes comme Capgemini (9e entreprise du service numérique mondial et 1er européenne) ou Atos, les ESN françaises sont capables de tirer profit partout dans le monde de ce nouvel élan.


Les activités épargnées


Troisième pôle à regarder de plus près, celui des secteurs dont l'activité est récurrente, contractuelle, indispensable, ce qui leur confère une certaine régularité et qui tirent avantage de l’évolution de la réglementation ou de facteurs structurels : gestion des déchets industriels, des déchets ménagers, services des eaux, énergie. Ce sont des professions essentielles qui doivent assurer la continuité de service. À ce titre, elles ont été plutôt épargnées au plus fort de la crise du Covid-19 comparativement à beaucoup d’autres secteurs de l’économie. Bien entendu, le recul de la croissance a provoqué un choc immédiat : la demande d’énergie a plongé, la collecte et de traitement des déchets industriels ont tourné au ralenti, mais ce n’est qu’une parenthèse. En France, la richesse créée par les utilities devrait très vite rattraper ses niveaux d’avant-crise. Une configuration qui n’est pas spécifique à l’Hexagone et sur laquelle va pouvoir surfer les leaders français comme Véolia ou Suez.


Les secteurs qui montent en puissance


Dernier point d’appui, tous ces secteurs qui ont vu leur activité s’arrêter partiellement ou totalement et qui remontent en puissance. Cela concerne notamment les professionnels qui opèrent avec les directions des entreprises et qui peuvent apporter leur aide en matière de restructuration. La BFI (c’est-à-dire la Banque de Financement et d’Investissement) — qui travaille en direction des grands groupes dans les opérations de "haut de bilan" (introduction en bourse, émission de dette, fusion/acquisition) — devrait être particulièrement sollicitée avec la consolidation à venir des secteurs.


En rentrant plus dans le détail et sans être exhaustif, il y a bien d’autres points de résistance. Dans l’industrie, c’est le cas des parfums et cosmétique, le secteur voisin de la fabrication de savons, détergents et produits d’entretien, les spécialistes de l’emballage (notamment du cartonnage) tous ceux liés à l’équipement de la maison (ameublement notamment). Les marchés du bricolage, du jardinage, des biens de loisirs (qui se substituent aux services de loisirs) font également partie du lot.
Comme on le voit, à y regarder de plus près, la liste des activités capables de redresser la tête est bien plus longue qu’on ne le craint.


Publié le jeudi 4 juin 2020 . 6 min. 00

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