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https://player.vimeo.com/video/122369615?autoplay=1 Alexandre-Mirlicourtois-Matieres-premieres-assagies-en-2013--1435.jpg
05/02/201303:16

Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur des études de Xerfi

La volatilité des prix des matières premières est une réalité. Une réalité qui s’est accentuée au fil du temps avec leur financiarisation croissante. Et pourtant, nous prévoyons une année 2013 plutôt calme. A commencer par le pétrole. A près de 112 dollars, en moyenne, en 2012, jamais le prix du baril de brent n’avait touché un tel sommet. C’est un record historique et un quadruplement des cours depuis 2000 ! Alors faut-il poursuivre cette tendance ? Car les facteurs structurels demeurent. Cette hausse est d’abord le résultat de la demande croissante des émergents et de l’épuisement progressif des réserves mondiales. Sauf que l’innovation surprend toujours. Alors que les lentes avancées des énergies renouvelables concentraient encore toute l’attention, le choix radical des États-Unis sur le gaz de schiste a changé la donne. En clair, les scénarios les plus établis ont volé en éclat. Et si la France refuse encore de creuser ses sous-sols, d’autre pays comme la Pologne ou l’Algérie vont de l’avant. Faible croissance et nouvelles perspectives d’offre. Voilà pourquoi pour 2013, nous anticipons une légère décrue du baril de brent à 107 dollars en moyenne. Du côté des matières premières agricoles, l’éloignement du risque de pénuries a modéré les tensions sur les prix. Un exemple. Après leur flambée de l’été, les cours du blé se sont nettement détendus fin 2012. Au-delà de l’aléa climatique et des mouvements spéculatifs qui amplifient les oscillations, le mouvement de fond est structurellement haussier. Il suffit de regarder les fondamentaux pour s’en convaincre. Des fondamentaux comme la population mondiale qui devrait passer de 7 à 8 milliards d’individus d’ici 2030, la hausse des niveaux de vie qui modifie les habitudes alimentaires et enfin la généralisation des agro-carburants. Une pression à la hausse que ni les réserves de terres arables (seules 36% sont cultivées) ni la hausse des rendements ne réussiront vraiment à compenser. Un contexte, bien sûr favorable aux principales céréales. Nos prévisions pour 2013 font état d’un prix du boisseau de blé à 8 dollars en moyenne sur l’année (+7,5%) et de 7,2 dollars pour le boisseau de maïs (+4% environ). Du côté des métaux, les cours devraient peu évoluer. Certes des signes d’amélioration venus de Chine laissent penser qu’une partie de l’Asie est relancée avec à la clé une amélioration de l’activité industrielle en 2013. Mais les interrogations sur la réalité du mouvement sont encore nombreuses alors que se profile une nouvelle année noire en Europe et un sérieux coup de frein aux Etats-Unis, au Japon et au Royaume-Uni. En outre, la dynamique des prix pourrait être aussi contrariée par l’excédent d’offre et l’accumulation des stocks. Le cuivre resterait ainsi collé à environ 8 000 $ la tonne, +0,6% seulement. L’aluminium ferait un peu mieux à un peu moins de 2 100$ la tonne, soit une hausse de 3%. Une tendance qui va forcément gagner la plupart des métaux.

Alexandre Mirlicourtois, Matières premières : assagies en 2013 ?, une vidéo Xerfi Canal

 


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Mots clés : Prévision et conjoncture

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