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ACCUEIL ECONOMIE Prévisions Prévisions 2013-2014 ...
https://player.vimeo.com/video/122365398?autoplay=1 Alexandre-Mirlicourtois-Croissance-du-PIB-les-illusions-perdues-1360.jpg
04/12/201203:00
Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur des études de Xerfi

La croissance française nous inquiète tout particulièrement à Xerfi. Une inquiétude qui se traduit par des prévisions très moroses, avec une année 2013 de récession et une reprise très molle en 2014. A seulement 0,8%, la croissance serait très en dessous de sa performance moyenne des années 2000. A seulement 0,8% elle serait aussi très en dessous de son potentiel. Alors pourquoi ? Parce que la France n'est pas victime d'une crise brutale, mais bel et bien d'une lente descente. Trois graphiques suffisent pour s'en convaincre. D'abord, celui du solde de la balance courante. Cet indicateur représente ce que la France emprunte (ou prête) chaque année à l'étranger. Et que nous apprend-t-il ? Que la France a troqué son statut de créancier pour celui de débiteur en 2005. A l'évidence, nous vivons au-dessus de nos moyens puisque nous consommons plus que nous ne produisons. Et la tendance va se renforcer au moins jusqu'en 2015, vu la lenteur des évolutions et notre incapacité à faire fructifier la demande mondiale qui nous est adressée. Et ce n'est pas soutenable. Le deuxième graphique porte sur l'état de santé de nos entreprises. Marges laminées, trésorerie dans le rouge, notre tissu productif souffre. C'est ce qu'illustre le mieux l'évolution des défaillances. Des défaillances d'entreprises qui ne décrochent pas de 60 000 unités par an. Pour faire bref, notre tissu d'entreprise se délite. Pour résumer, les chances d'un vrai rebond s'éloignent car sans entreprises pas de croissance possible. Le 3e graphique, c'est la conséquence sociale de tous ces blocages. Je veux parler du taux de chômage. Un taux de chômage qui a grimpé à 10,2% de la population active au 2ème trimestre 2012. Et la fracture se creuse entre les 25-49 ans avec un taux de chômage contenu à 9,4% et celui des jeunes, les 15-24 ans, pour lesquels il s'envole à 23,3%. La question du chômage des jeunes est dramatique. Un rebond n'est pas une reprise et les freins à un vrai redémarrage restent très puissants en France. Alors oui, la consommation a maintenu à flot la croissance au 3ème trimestre. Oui, elle nous évitera de sombrer en 2013 comme en 2014 pour battre un nouveau record en fin de période. Mais le prix à payer est très lourd. Depuis maintenant plus de 10 ans, les gouvernements successifs ont tous - sans exception - dopé la consommation pour stimuler la croissance. Quitte à sacrifier nos industries, le commerce extérieur et nos équilibres financiers. Les dépenses d'équipements, le cœur de l'investissement des entreprises, seront fin 2014 toujours inférieures à leur niveau d'avant-crise, selon notre scénario. En somme, pour sauver le court terme on a sacrifié le long terme. Pour sauver la consommation, on a sacrifié l'investissement. Et avec lui, notre potentiel de croissance.

Alexandre Mirlicourtois, Croissance du PIB : les illusions perdues, une vidéo Xerfi Canal


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Mots clés : Economie françaisePrévision et conjoncture

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