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Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la prévision et de la conjoncture de Xerfi

 

Quels secteurs contribueront le plus à la croissance française en 2015 ? Pour le savoir, voici une grille d’analyse en 3 points : 1- le type de reprise qui se dessine. 2- le degré de sensibilité des secteurs aux cours des matières premières, principalement à celui du pétrole. 3- leur degré de sensibilité aux variations de change, en d’autres termes les plus gros bénéficiaires de la glissade de l’euro. Le type de reprise d’abord. Pour la France, la tendance de fond est celle d’une remontée en partie tirée par les exportations. L’industrie se retrouve mécaniquement dans le peloton de tête comme le montre la superposition du climat des affaires par grande branches d’activité : à 99, l’industrie manufacturière a quasiment restauré sa moyenne de longue période. A l’opposé, le bâtiment est relégué au fond du classement, très loin de son niveau normal. Les services sont dans une situation intermédiaire et devancés par l’ensemble du commerce de détail et d’automobiles à l’évolution très chahutée. Si l’industrie est en tête, tous les secteurs n’avancent pas au même rythme. Il y a d'abord les plus cycliques, parce que situés en amont de la production : c’est le cas des biens intermédiaires dans leur ensemble. Pour une approche plus fine, il faut ensuite intégrer l’impact de l’effondrement du baril de brut qui varie selon le profil des consommations intermédiaires de chaque secteur. La chimie est donc logiquement en tête de liste : en termes de valeur ajoutée, la hausse attendue cette année est de 2,9% en volume pour l’ensemble de la filière chimie-pharmacie contre -0,1% encore en 2014. A côté de ces secteurs cycliques, un autre sous-ensemble va performer, celui qui opère sur le « marché monde » et qui bénéficie à plein de la chute de l’euro comme la construction navale ou l’aéronautique. Pour ces exportateurs purs, l’effet d’aubaine est maximal : plus compétitifs, leur volume de ventes s’élève et se trouve gonflé par l'appréciation du billet vert, sans hausse des coûts de production, en euros. L’activité récente dans la fabrication de matériel de transport (hors automobile) est en hausse et devrait le rester car les entrepreneurs jugent les carnets de commandes bien garnis. Mais l’effet est aussi indirect. Les industriels américains (comme DuPont, General Electric, 3M), anglais, suisses comme Liebher miseront sur leurs implantations eurolandaises, donc françaises pour éviter d’être asphyxiés par la hausse de leur monnaie. Ce phénomène déborde bien sûr les frontières de l’industrie. Dans les secteurs mondiaux des services, comme l’ingénierie ou l’informatique où les concurrents sont très souvent américains, la baisse de l’euro est un plus pour les entreprises françaises. D’ailleurs, la progression de la valeur ajoutée des services aux entreprises, arrimée à la reprise industrielle, devrait atteindre 1,8% en volume en 2015, en nette accélération par rapport à 2014. La baisse de l’euro profite aussi au tourisme. Américains, Chinois en visite en France voient leur pouvoir d'achat renforcé par l'appréciation de leur monnaie alors que sortir de la zone euro coûte de plus en plus cher aux Français. Ensemble, la progression de tous ces secteurs devrait permettre à la croissance d’accélérer en cours d’année pour enclencher sur une reprise plus ferme en 2016.

 

Alexandre Mirlicourtois, Quels secteurs porteront la reprise en 2015 ?,une vidéo Xerfi Canal TV


Publié le mardi 13 janvier 2015 . 3 min. 59

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