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La Chine et l’Inde ont préféré s’abstenir que de condamner l’intervention russe en Ukraine lors du vote au Conseil de sécurité de l’ONU le 2 mars dernier et se refusent même de parler d’invasion. Si ces deux poids lourds de l’économie mondiale ont le risque de s’attirer les foudres de l’Europe et des États-Unis, c’est qu’ils tiennent visiblement à leurs relations avec la Russie.


La lecture froide des chiffres du commerce extérieur ne laisse pourtant rien transparaître. Si la Chine est bien le premier partenaire commercial de la Russie depuis 2010 et représente désormais quasiment 20% de son commerce extérieur, la relation bilatérale demeure profondément asymétrique. La Russie demeure, en poussant à peine le trait, une quantité négligeable du point de vue de la Chine. C’est 2,5% en moyenne seulement de ses échanges commerciaux depuis 20 ans, ce qui en fait uniquement son 13e partenaire.


De son côté, l’Inde ne compte pas ou pour grand-chose. Pour la Russie, moins de 2% de ses échanges depuis 2002. Et pour l’Inde, c’est la même chose. L’économie russe est un nain commercial qui pèse à peine plus de 1% de ses échanges et se place seulement comme son 7e partenaire.


L’Inde dépendante de la Russie pour les armes et l’énergie


Mais les chiffres globaux du commerce extérieur ne sont peut-être pas les bons révélateurs des liens unissant les deux superpuissances asiatiques et la Russie. Avec l’Inde il faut un peu remonter le temps. De longue date, l’URSS puis la Russie ensuite ont été pour le pays une source d’armement majeure. L’Inde représente 9,5% des importations mondiales d’armement (hors radar des statistiques officielles de commerce extérieur) et se place tout simplement comme le premier pays importateur d’armes au monde. Or, c’est la Russie qui couvre l’essentiel de ses besoins, 58% en moyenne, loin devant Israël dont la part de marché s’accroît, et les États-Unis.


De même, déficitaire en énergie, l’Inde s’approvisionne principalement en hydrocarbures en provenance du Moyen-Orient, mais est présente en Russie à travers la compagnie ONGS qui a investi près de 3 milliards de dollars dans les gisements de Sakhaline. La Russie de son côté, par l’intermédiaire de l’Agence fédérale de l’énergie atomique Rosatom, est présente dans le nucléaire civil indien sur le site de Kudankulam. Deux réacteurs ont été connectés au réseau électrique en 2013 et 2016 et à terme (en 2027 selon le calendrier des travaux) six le seront sur ce qui est déjà actuellement la plus grande installation nucléaire du pays. Défense, énergie et transferts de technologies sont les pierres angulaires des relations indo-russes. Autant de domaines stratégiques.


La Russie, partenaire stratégique de la Chine


Côté chinois, l’intérêt porté à la Russie s’inscrit dans la même logique et se concentre autour de quelques lignes d’approvisionnements fondamentales : énergie, matières premières et armement.


Quand bien même, l’industrie de défense chinoise s’est considérablement développée ces dernières années, la Chine continue d’importer massivement des armes, notamment de Russie, en particulier des avions de combat avancés et des systèmes de missiles sol-air qu’elle ne peut acquérir auprès des pays occidentaux. Et peu avant l’invasion de l’Ukraine, les deux puissances avaient renforcé leur collaboration autour du spatial, notamment à des fins militaires.


Dans le domaine de l’énergie, la coopération entre la Chine et la Russie couvre les domaines du pétrole, du gaz et de l’électricité. Quelques données de cadrage permettent d’appréhender les enjeux. Les importations de pétroles couvrent environ 60% de la consommation domestique chinoise. Au coude à coude avec l’Arabie saoudite, la Russie s’est au fil du temps imposée comme un partenaire incontournable en fournissant 1,6 million de barils jour, soit 16% des importations totales. Une progression liée en partie au pipeline EPSO dont la 2e phase a été achevée en 2012.


La même logique prévaut avec le gaz où 40% des besoins sont couvert par les importations et de plus en plus en provenance de Russie depuis l’ouverture en décembre 2019 du « Power of Siberia », premier gazoduc reliant la Russie à la Chine et les deux pays ont signé un accord de construction d’un second. Un partenariat d’envergure qui devrait permettre aux exportations russes de passer de 16,5 à 48 milliards de mètres cubes, faisant de la Russie le 1er fournisseur de gaz du pays.


Partenariat dans le nucléaire civil, source d’approvisionnement mineure mais en forte progression de charbon, la dépendance énergétique de la Chine envers la Russie s’est accentuée ces dernières années. La volonté de l’Empire du Milieu de sécuriser ses approvisionnements alimentaires passe également par des échanges plus soutenus avec son voisin. C’est bien parce que les liens se sont resserrés dans les domaines stratégiques de la défense, de l’énergie et de l’alimentaire avec la Russie que l’Inde et la Chine marchent sur un fil et n’osent encore franchir le Rubicon d’une condamnation d’un partenaire encombrant, mais difficilement contournable.


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