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19/04/202103:32

La crise sanitaire n’a pas épargné les groupes privés d’enseignement supérieur. Leurs effectifs ont baissé à la rentrée 2020-2021, une baisse imputable à la désertion des étudiants étrangers bloqués par les restrictions de déplacement. Conséquence, leur chiffre d’affaires a marqué un brutal coup d’arrêt après 10 ans de forte croissance. Mais il n’a pas reculé grâce à la hausse des frais de scolarité. En 2020, le chiffre d’affaires de l’enseignement supérieur privé en France s’élevait ainsi à près de 4,5 Md€ selon l’étude Xerfi-Precepta. Si la reprise promet d’être progressive à la rentrée 2021/2022, le secteur de la formation initiale post-bac profite de solides fondamentaux à moyen terme, comme la croissance structurelle du nombre d’étudiants, l’attrait des étrangers pour la France, et la nécessité de créer des programmes préparant aux nouveaux métiers.

Signe de l’attractivité du marché de l’enseignement : les fonds d’investissement se pressent au capital des acteurs privé. Et la crise sanitaire n’y a rien changé. Après les rachats en 2019 d’INSEEC U par Cinven et la prise de participation de Parquest Capital et Amundi Private Equity dans Eduservices, les prises de participation des fonds au sein des principaux groupes privés se sont intensifiées en 2020 : groupe EDH, Galileo Global Education, AD Education, Novétude Santé ou encore groupe Ynov… Cette financiarisation du secteur va avoir pour effet d’accélérer le mouvement de fusions-acquisitions entre écoles. Pour construire de plus grands groupes par rachats successifs, les fonds d’investissement pourraient dorénavant cibler les ex-ESC régionales sous pression financière, les écoles privées indépendantes ou encore les groupes privés à capital familial à l’image d’IONIS et IGS. Leurs dirigeants et actionnaires respectifs ne se déclarent pour le moment pas officiellement vendeurs, mais les choses pourraient très bien évoluer à court ou moyen terme.

Côté stratégies de croissance, la crise n’a que très peu modifié le jeu des acteurs privés qui restent toujours très offensifs. Trois grands axes d’investissement se détachent : l’élargissement de l’offre de formation, l’expansion géographique et la digitalisation des formations. A ce titre, les groupes privés ont indiscutablement accéléré leur transition digitale avec la crise sanitaire et la nécessité de poursuivre les cours en distanciel. À l’avenir, un juste équilibre devra être trouvé entre présentiel et distanciel, surtout à l’heure où la percée des EdTech impose aux acteurs de clarifier leur positionnement. Cela pourrait encourager les alliances opportunistes entre écoles et plateformes numériques selon un schéma proche de celui adopté par edX.

L’offre des acteurs privés de l’enseignement supérieur devrait inéluctablement se redessiner au cours des prochaines années. Une opposition plus franche se prépare en effet entre des modèles premium élitistes, des modèles low-cost reposant sur les volumes et un recours massif au digital, et des modèles intermédiaires tiraillés entre logiques de volume et logiques de différenciation.


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