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Les épargnants vont mourir...ruinés

Publié le lundi 9 juillet 2012 . 3 min. 46

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Xerfi Canal a reçu Jean-Michel Quatrepoint, journaliste-essayiste

Il y a quelques années, des commentateurs américains avaient trouvé une formule choc pour caractériser le sort qui attendait les classes moyennes : « die broke ». Littéralement « mourir ruinés ». Ils partaient d’un constat : en raison de l’allongement considérable de la durée de la vie, les retraités allaient peu à peu manger leur capital, pour maintenir peu ou prou leur niveau de vie. 
Nous y sommes ! Et les fonctionnaires de Bercy à l’imagination débordante dès qu’il s’agit d’inventer des taxes et d’augmenter les impôts, feraient bien de se méfier. Tout comme les hommes politiques de tous bords, gauche et droite confondues, qui n’ont jamais rien compris à la psychologie, non pas des détenteurs du grand capital, mais à celle des épargnants. 
Aujourd’hui, le capital, l’épargne ne rapportent plus rien. Cela fait d’ailleurs déjà un moment. Sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, si les très grandes fortunes ont bénéficié des avantages du bouclier fiscal et des prélèvements forfaitaires, les classes moyennes, dites supérieures, tout simplement les épargnants, eux, n’ont en rien profité de ces largesses. 
Les placements en actions ? Sur dix ans, ils sont négatifs. Sur cinq ans, le CAC 40 a même perdu 50 %. C’est-à-dire que l’épargne de précaution, accumulée par une vie de travail, a fondu. Les obligations, placement de père de famille s’il en est pour ceux qui investissent à long terme, rapportent entre 3 % et 4 %, le niveau de l’assurance-vie. Aujourd’hui, les revenus de ces placements supportent une CSG à 15,5 % et un prélèvement forfaitaire entre 21 % et 24 %. Nets d’impôt, les revenus du capital sont donc inférieurs à l’inflation. À cela s’ajoute éventuellement l’ISF. Ne parlons pas des revenus fonciers. Tous ceux qui ont investi dans la perspective d’avoir un petit revenu complémentaire au moment de leur retraite savent que leur investissement s’apparente au sacerdoce. Au fil des ans, les maigres avantages ont disparu. Actuellement, compte tenu de tous les frais inhérents, des impôts et des taxes, les revenus de l’immobilier ne rapportent rien sur une longue période. À l’exception d’une plus-value éventuelle, de plus en plus taxée elle aussi. Voilà pourquoi les rangs des propriétaires bailleurs, qui font pourtant la régulation du marché de l’immobilier, se clairsement d’année en année.
Bercy et la classe politique vont s’apercevoir que les recettes sur lesquelles ils comptent ne sont pas au rendez-vous. Plus ils taxeront l’épargne et le capital, plus les épargnants vont liquider leurs positions. Comme les retraites, à l’image des salaires, ne progressent pas, et auront même tendance à diminuer en termes réels, les baby boomers vont peu à peu manger leur capital. Puisque celui-ci ne rapporte pratiquement plus rien, puisqu’il n’y a plus de bons placements sans risques, puisque la spéculation pure est réservée aux professionnels et à ceux qui ont beaucoup, beaucoup d’argent, autant vendre au fil de l’eau. Ce qui, pour les finances publiques, est une mauvaise affaire, puisque la base imposable va diminuer. Ce qui risque, pour la France, d’être à terme dramatique. Car si le patrimoine des ménages fond, c’est l’ensemble du pays qui s’appauvrit. 
Le capital accumulé depuis deux siècles, notre épargne constituent un de nos derniers atouts. On ne peut pas mener de pair une politique de rigueur et une politique de croissance sans avoir une véritable politique de l’épargne. Si à Bercy, à Matignon et à l’Élysée, on ne le comprend pas, c’est la France et les Français qui mourront ruinés. 

Jean-Michel Quatrepoint, Les épargnants vont mourir...ruinés, une vidéo Xerfi Canal



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