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Xerfi Canal présente l'analyse de Laurent Marty, Directeur général de Xerfi

Malgré une activité moins dégradée et le CICE, le risque de défaillance recule à peine. C'est ce qui ressort de notre indicateur agrégé Xerfi Risk, à 73,5 cette année. Ce niveau le maintien pour la 4ème fois consécutive dans la zone de risque élevé. Quant à l'amélioration attendue pour 2015, elle reste très partielle et ne permettra pas à notre indicateur de descendre dans la zone de risque inférieure. Alors pourquoi l'amélioration de la conjoncture est-elle si lente à rejaillir sur la santé économique et financière des entreprises. Deux éléments sont à considérer.

1- Le premier, c'est l'état d'épuisement des entreprises au moment du redémarrage. Du fait de sa durée exceptionnelle, la crise s'est propagée à tous les secteurs. Partie de l'industrie, elle a peu à peu gagné les services aux entreprises, le commerce et l'ensemble des services aux particuliers. Puis, la construction avec un certain décalage. Sa base sectorielle s'est donc beaucoup élargie au fil du temps. Et quand la « casse » est générale, elle s'auto-entretient et se renforce. Les chefs d'entreprise ont bien sûr très vite réagi en adoptant des stratégies défensives. Faute de résultats, il a ensuite fallu céder sur les marges. Tombé graduellement, le taux de marge des entreprises non-financières est redescendu en 2013 à 28,1%, son plus bas niveau depuis 1985, un retour en arrière de 30 ans. Bref, l'effet d'usure est à son comble. Or sans marges, pas de résultats et sans résultats pas de fonds propres donc plus aucun filet de sécurité aux moindres incidents.

2- Le second élément, c'est la reprise elle-même. Son intensité d'abord. C'est une reprise en pente douce qui se dessine. Après un passage en zone rouge au 3ème trimestre de 2013, le compteur de la croissance est resté bloqué à 0,2% en fin d'année, et est resté scotché sur les 3 premiers mois de 2014. La montée en régime sera ensuite très poussive et ne permet pas d'espérer plus de 0,7% de hausse sur l'ensemble de l'année. C'est trop peu pour donner un nouveau souffle aux entreprises. Surtout, si les volumes remontent un peu, les prix restent écrasés et les secteurs tombent en déflation les uns après les autres : c'est le cas pour le commerce, pour la grande distribution, dans l'industrie manufacturière mais aussi dans les services, notamment pour ceux les plus soumis à la concurrence mondiale comme l'Information et Communication qui comprend les services informatiques. Cette pression sur les tarifs est si forte qu'elle étrangle les plus fragiles. Il y a enfin, la cartographie sectorielle d'une reprise par l'offre après des années de soutien à la demande. Aux avant-postes, se trouve l'industrie manufacturière soutenue par la demande étrangère. D'ailleurs, notre indicateur de risque refluera à partir de 2014 après deux années de hausse. Plus généralement, les secteurs BtoB sont ceux dont les notes de risque vont le plus nettement s'améliorer d'ici 2015. A l'opposé, le redémarrage des secteurs proches du consommateur et la construction sera plus tardif et n'aura que peu d'impact sur le risque de défaillance d'ici 2015. Dans la construction, le risque restera proche de son niveau record de 2015 et ne décollera pas de la zone de risque très élevé, la plus dangereuse pour notre indicateur Xerfi-Risk. Or, ce secteur, avec le commerce, les services aux particuliers, la restauration forment le gros du bataillon des défaillances.

C'est donc tout le paradoxe de la situation avec d'une côté l'amorce d'une reprise et de l'autre un risque de défaillance historiquement élevé.

Laurent Marty, Défaillances d'entreprises 2014-2015 : Les prévisions Xerfi-Risk, une vidéo Xerfi Canal


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