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25/01/201603:33

Du point de vue d'un SMICARD comment ont évolué les prix de l'essence à la pompe sur longue période ? Depuis 1980, on le sait, le SMIC horaire est passé d’un peu plus de 2 euros à 9,67 euros début 2016. C'est une multiplication par plus de 4,5 soit une hausse de 4,3% par an. Mais quid en termes de pouvoir d'achat pour la dépense emblématique que constitue le plein d'essence ? Pour répondre, regardons l'évolution des prix à la pompe. Ils s'emballent au début des années 80 et le litre de super grimpe de 43% en quatre ans. C'est la conséquence du deuxième choc pétrolier et un baril qui part de 13 dollars en moyenne en 1978 et culmine à 35 en 1981. En 1984, il cote encore près de 30$ avant de retomber à peine plus 14 dollars en 1986.Un plongeon qui entraîne de facto une chute de 34% des prix à la pompe entre 1985 et 1987. Un retournement spectaculaire mais sans commune mesure avec les variations brutales du brut. Pour passer de l'un à l'autre, il faut faire un détour par la fiscalité. Hier comme aujourd'hui, le carburant est un produit surtaxé : pour l'automobiliste qui fait son plein de super sans plomb 95, les taxes représentent aujourd’hui environ 62% de son réservoir, et pour celui qui roule au diesel 56%. Le prix à la pompe met ensuite 10 ans pour retrouver leurs pics de 1985 et se maintient peu ou prou à ce niveau jusqu'en 2002, le rebond du brend à la fin de la décennie étant en partie absorbé par la faiblesse du dollar.La crainte du peak-oil face à la demande des émergents ravivent ensuite les craintes de pénuries. La spéculation amplifie le mouvement et les prix à la pompe s'envolent de 33% entre 2002 et 2008 car cette fois, l'orientation du dollar ne lui est pas favorable. Arrive alors la récession et ses conséquences. Les prix du pétrole refluent et les prix à la pompe baissent avant de remonter, une fois la crise passée. Puis contre toute attente, les prix reculent à nouveau à partir de 2012 avec la chute du baril. A la manœuvre les Etats-Unis dont les choix radicaux en matière d’énergie fait exploser son offre de pétrole non-conventionnel et dépasse celle l’Arabie Saoudite ! Dans un contexte de croissance mondiale ralentie, la chute des prix s’accélère. Dans la tourmente, plusieurs grands pays producteurs augmentent leur production pour préserver leurs parts de marché. Finalement, les prix à la pompe reculent de 14% entre 2012 et 2015. Le bilan sur la période, c'est une hausse annuelle de 2,2% par an. Au final un plein de 50 litres valait 14h de SMIC en 1980 contre 7 aujourd'hui, c’est deux fois moins. Pas sûr que l'automobiliste d'aujourd'hui en ait totalement conscience. Surtout, dans le même temps la consommation moyenne des véhicules au km a sensiblement diminué : avec son plein de 38 litres un R5 vous faisait un parcours de 600 km, une Clio en ferra 200 de plus aujourd’hui. Autre manière de dire les choses, parcourir 1 000 km coûtait l’équivalent de 18heures de SMIC contre moins de 7 aujourd’hui.

 

Le Graphique, Le coût réel du plein d'essence n'a cessé de baisser depuis 35 ans, une vidéo Xerfi Canal TV


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Mots clés : Matières premièresAutomobilePétroleEssenceSMICCarburant

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