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Vidéo réalisée en partenariat avec le Printemps de l’économie 2022 « Sobriété : l’essence de demain ? »

Depuis le 14 juillet 2022, le mot de sobriété est dans toutes les bouches.

Ce jour-là, le président Macron annonçait l’élaboration d’un plan de sobriété énergétique pour faire face au risque de rupture d’approvisionnement en gaz et en électricité pour l’hiver. Il avait déjà évoqué en février l’objectif de gagner en sobriété pour réduire de 40% nos consommations d’énergie d’ici 2050.

C’est une véritable nouveauté dans le discours gouvernemental, qui emprunte ce terme de sobriété aux défenseurs de l’environnement.
Mais a-t-il la même signification pour tous ?
À quel défi s’agit-il vraiment de faire face par la sobriété : le défi énergétique ou le défi climatique ?

De la réponse à ces questions découlent les choix à opérer entre différentes politiques possibles pour y aboutir.

Il existe en effet une version minimaliste de la notion de sobriété et une version plus extensive.

Dans la version minimaliste, il s’agit pour chacun, ménage ou entreprise, de réaliser des économies d’énergie, d’aller à la chasse au gaspillage énergétique, pour d’une part réduire sa facture et d’autre part limiter pour soi-même, et pour la collectivité, les risques de pénurie de gaz ou de rationnement de l’électricité.
C’est une réponse de court terme au défi énergétique.
La sobriété est présentée comme un sacrifice à consentir en attendant des jours meilleurs. Ceux-ci adviendront lorsque le marché de l’énergie se détendra, faisant baisser les prix, ou lorsque des capacités supplémentaires de production d’électricité seront disponibles, par le développement des énergies renouvelables ou la construction de nouveaux réacteurs nucléaires.
Mais lorsque la sobriété devient synonyme de privation sous la contrainte d’événements conjoncturels extérieurs, elle est destinée à s’évanouir dès la première embellie.
C’est ce qui s’est passé dans les années 70 en France, lorsque le développement du parc nucléaire et de longues périodes de prix bas des énergies fossiles ont rendu la sobriété apparemment inutile. On a assisté, au contraire, à des comportements d’ébriété énergétique qui sont la cause du changement climatique.

Or le défi climatique, démontré depuis déjà des décennies, revêt maintenant un caractère d’urgence.
C’est clair, l’objectif de la France, et de l’Europe, de zéro émissions nettes de gaz à effet de serre ne sera pas atteint en 2050 si l’on s’en remet uniquement aux petits gestes individuels. Encore moins si ces efforts ne se traduisent plus par des économies significatives sur la facture d’énergie !
Seule une version extensive et pérenne de la sobriété peut permettre de répondre à ce défi.
Il ne s’agit pas de restaurer une ère d’abondance énergétique, mais de modifier en profondeur les modes de vie et la structure de la production pour parvenir à modérer les usages de l’énergie car le développement des énergies décarbonées ne va pas non plus sans pression sur les ressources. Les réserves de terres rares et de minéraux nécessaires à la production de panneaux photovoltaïques et de batteries sont elles-aussi épuisables, de même que les gisements d’uranium. Les ressources en eau se raréfient et risquent de manquer pour le refroidissement de nouveaux réacteurs nucléaires.

A la sobriété « privation » doit donc faire place la sobriété « tempérance ».

Mais les changements de comportements ne se décrètent pas. Et comme le montrent les réactions actuelles à l’accroissement spectaculaire et insupportable des prix des énergies fossiles, le maintien de prix élevés est l’un des leviers qui permettront d’atteindre le degré de sobriété nécessaire pour faire face au défi climatique. Taxer l’énergie présenterait en outre plusieurs avantages :

- par rapport aux variations erratiques des marchés, la taxe permettrait une meilleure visibilité pour les consommateurs et les entreprises dans leurs décisions d’investissement ;
- une partie des recettes dégagées pourrait soutenir le pouvoir d’achat des ménages aux revenus les plus faibles sans grever le budget de l’Etat,
- le reste des recettes contribuerait au financement des investissements et politiques publiques nécessaires à la lutte contre le changement climatique.

Ainsi, taxer l’énergie et les ressources épuisables serait un moyen efficace de parvenir à la sobriété.


Publié le jeudi 6 octobre 2022 . 5 min. 07

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