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Xerfi Canal présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de Xerfi

La commission et la BCE ont mis de l'eau dans leur vin. Sous la pression des États-Unis, des urnes et des faits, elles ont adouci leur ligne rigoriste ces dernières semaines : baisse des taux de la BCE en dépit de l'intransigeance allemande de façade, délai de deux ans accordé à la France pour atteindre la cible de 3 % de déficit, délai supplémentaire concédé aussi à l'Espagne, aux Pays-Bas...
On peut s'en réjouir. Mais tout cela confirme aussi la fausse route politique et doctrinale d'une Europe qui court après l'histoire au lieu de la prendre à bras le corps. Depuis le début de la crise l'Europe a adopté la posture défensive, lâchant du lest aux moments les plus critiques, mais subissant l'histoire. Confrontée à une crise de système, les pays de la zone continuent à agir comme si la crise se résumait à la somme de faillites politique et financière individuelles. L'erreur d'appréciation, l'erreur de pilotage sont manifestes. Pour en prendre la mesure il suffit de se rappeler les projections de croissance de la commission pour 2012, puis pour 2013. Voilà 2 ans qu'elle surestime de près de 2 points la croissance de la zone. La thérapie a des effets secondaires indésirables très supérieurs à ce que pressentent ses prescripteurs. Pour prendre toute la mesure de l'erreur d'appréciation européenne, il faut aussi mettre en regard ce qui se passe aux États-Unis. Dès le début, les autorités américaines ont abordé la crise avec pour priorité le redressement productif. L'impulsion publique a été bien plus forte dans un premier temps. Et sans que, « la réduction des déficits ne soit la seule boussole», ce sont les termes mêmes du secrétaire du Trésor, la vitesse de restauration des déficits est maintenant bien plus rapide qu'en Europe. Les Etats-Unis pourraient paradoxalement se remettre sur les rails de la soutenabilité avant l'Europe. Ce faisant, le pays a su maintenir à flot sa croissance au voisinage de 2 % depuis 2010. Et depuis cette date, le différentiel cumulé de croissance s'établit à plus de 6 points au détriment de la zone euro. L'écart de taux de chômage sera de 4,5 points en 2013... Il était de 0,5 point en 2010. Ce temps de retard politique de l'Europe est ainsi extrêmement préjudiciable. On peut toujours arguer que la doctrine européenne n'est pas figée et qu'elle évolue de manière pragmatique, que l'Europe se réforme comme toujours au cours de son histoire sous l'effet des crises. Mais cette lecture optimiste de la « crise utile » ne peut occulter le fait que le temps perdu produit des dégâts irréversibles. Chacun fait mine de croire que les inflexions d'aujourd'hui produisent des effets immédiats. C'est faux. Il faut un an ou plus pour que les inflexions de politique budgétaire ou monétaire produisent leurs effets. Cela veut dire que la conjoncture d'aujourd'hui est le fruit des arbitrages de 2012, et que la rigueur de 2013 portera ses fruits jusqu'en 2014. Or nous vivons dans un monde en mutation accélérée. Un monde, où, pour les entreprises, l'ordre d'arrivée sur un marché est un paramètre décisif. L'avantage est au premier arrivé. Cela veut dire aussi que le manque de réactivité stratégique peut disqualifier très rapidement des entreprises et des économies entières. L'attentisme des investisseurs a des effets désastreux. L'Europe des « petits pas » devient aussi celle des grands dangers.

Olivier Passet, Zone euro : petits pas, grands dangers, une vidéo Xerfi Canal

Publié le mardi 14 mai 2013 . 4 min. 07

Mots clés :

Europe / Zone euro

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