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08/07/201403:24

Xerfi Canal présente l'analyse de Thibault Lieurade, journaliste Xerfi Canal

 

Pour les jeunes diplômés des grandes écoles, le temps de recherche d’emploi s’allonge d’année en année. Il se constitue ainsi un véritable stock qui s’accumule, et aggrave les déséquilibres entre l’offre et la demande : une hausse de l’offre de diplômés en recherche de plus en plus longue d’une part, une demande en baisse des recrutements des entreprises. Selon la CGE, 80,5% de la promotion 2013 se déclarait en poste au moment de l’enquête annuelle, environ 6 mois après le diplôme. Ce chiffre était de 81,5% et 84,9% les deux années précédentes.

 

Du côté de la demande, le tarissement est évidemment lié à la conjoncture morose. En revanche, du côté de l’offre, les difficultés sont davantage d’ordre structurel. L’inflation du nombre d’étudiants ne date pas de 2007 : en 10 ans le nombre d’étudiants de l’enseignement supérieur est passé de 2.1 à 2.3 millions. Rien que dans les écoles de commerce, les promotions ont doublé, passant de 70 000 à plus de 130 000 élèves sur la même période.

 

Ce déséquilibre se fait également sentir sur le pouvoir d’achat des salaires d’insertion : l’enquête 2013 de la CGE avait révélé une chute de 11% du salaire à l’embauche en euros constants chez les  ingénieurs, et de l’ordre de 15 % chez les managers. Si la plupart des formations d’ingénieurs en école restent incontournables, d’autant que les frais de scolarité y restent abordables, la question de l’attractivité se pose sérieusement pour beaucoup d’écoles de commerce. D’abord, parce qu’il s’agit d’un véritable investissement, de l’ordre 25 000 à plus de 30 000 euros selon les écoles pour une scolarité de 3 ans. Une somme à laquelle il faut bien souvent ajouter d’autres frais liés à la vie de l’école et l’hébergement à distance du domicile familial.

 

Puisqu’il s’agit d’un investissement, il faut le rentabiliser. Or, entre insertion plus incertaine et salaires à l’embauche en baisse, cette rentabilité devient plus incertaine.  Une question d’autant plus pertinente que les écoles sont de plus en plus concurrencées par les cursus de gestion des universités, dont certains masters sont devenus très compétitifs et imbattables en termes de coût de scolarité. Alors, bien sûr ces  universités de management n’ont pas la même force de frappe en matière d’ouverture internationale, de réseau d’anciens, de placements de stagiaires. Mais il faut noter qu’en 6 ans, leurs effectifs ont augmenté d’un tiers ! Et puis certains ajouteront qu’à part quelques exceptions comme Dauphine, elles n’ont pas le même prestige auprès des entreprises.

 

Alors bien sûr, la question se pose différemment pour les écoles les plus prestigieuses. La sélectivité de leur concours et la force de leur marque préserve la rente de situation de leurs diplômés. Mais même pour le haut du panier, l’étude de la CGE montre que la recherche d’emploi est plus difficile, et les salaires d’embauche en baisse.

 

Thibault Lieurade, Grandes écoles : l'investissement reste-t-il rentable ?, une vidéo Xerfi Canal


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Mots clés : Médias / culture / loisirsServices

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