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Autour de la grande table, sont assis les administrateurs d’une entreprise française cotée. C’est un Conseil d’Administration important car dans l’ordre du jour, il est question de la politique de RSE que mène l’entreprise depuis plusieurs années.
Tous ces administrateurs, dont le rôle est de conseiller et de contrôler le dirigeant, vont discuter des engagements dits ESG. Le E désigne l’Environnement, comme par exemple, une transition énergétique juste pour toutes les parties-prenantes. Le S est pour Social tel que les conditions de travail. Le G concerne la Gouvernance, par exemple la transparence dans les prises de décision.
Ces informations dites extra-financières font généralement réagir tous les administrateurs en séance. L’expérience montre, en outre, que c’est particulièrement le cas pour les administrateurs représentants les salariés actionnaires de l’entreprise.
En effet, il ne fait pas croire que ces administrateurs sont passifs face au dirigeant, même s’il existe par construction un lien hiérarchique. Il est vrai que ce lien rend parfois délicates les réactions témoignant une opposition avec une décision du dirigeant. Mais, dans le cas des engagements ESG, on constate que les administrateurs de l’actionnariat salarié s’expriment davantage.
Pourquoi ?
Parce que ces engagements mettent en lumière des sujets majeurs, en l’occurrence l’emploi et le développement du savoir-faire interne, les conditions de travail, la cohésion sociale, les écarts de rémunération entre salariés et dirigeants, mais aussi le fonctionnement d’instances comme les Conseil et comités en vigueur dans l’entreprise.
De plus, si certains dirigeants « passent », les salariés actionnaires s’inscrivent généralement dans une perspective de long-terme. Ils peuvent ainsi offrir aux dirigeants en place leurs expertises et expériences. Ils peuvent aussi jouer le rôle de garde-fous pour éviter les dérives opportunistes du dirigeant.
Toutefois, une question se pose : comment faire pour que ces administrateurs représentants les salariés soient toujours moteurs dans ces engagements ESG ?
Premièrement, il importe que le nombre d’actionnaires salariés continue à progresser dans le capital des entreprises. Car, comme le déclare la Fédération Française de l’Actionnariat Salarié qui représente 3,5 millions d’actionnaires salariés dans les entreprises implantées en France : « L’actionnariat salarié est la forme la plus aboutie du partage de la valeur créée par les entreprises ».
Deuxièmement, il faut rester prudent sur la nomination de ces administrateurs. Ils ne doivent pas être l’occasion pour le dirigeant de s’enraciner davantage du fait de leurs liens de subordination. Le marché boursier peut d’ailleurs saluer un tel choix qui aurait pour ambition de limiter l’influence du dirigeant sur ces représentants.
Troisièmement, il importe que les administrateurs présents autour de la grande table laissent ces représentants s’exprimer en séance, surtout s’il s’agit de femmes, car on sait que le temps de parole est beaucoup plus accaparé par les hommes lors de telles réunions.
Au final, rappelons-nous surtout que, en matière de politique de RSE et d’engagements ESG, « Dans la multitude de conseillers, il y a la réussite. »
Tous ces administrateurs, dont le rôle est de conseiller et de contrôler le dirigeant, vont discuter des engagements dits ESG. Le E désigne l’Environnement, comme par exemple, une transition énergétique juste pour toutes les parties-prenantes. Le S est pour Social tel que les conditions de travail. Le G concerne la Gouvernance, par exemple la transparence dans les prises de décision.
Ces informations dites extra-financières font généralement réagir tous les administrateurs en séance. L’expérience montre, en outre, que c’est particulièrement le cas pour les administrateurs représentants les salariés actionnaires de l’entreprise.
En effet, il ne fait pas croire que ces administrateurs sont passifs face au dirigeant, même s’il existe par construction un lien hiérarchique. Il est vrai que ce lien rend parfois délicates les réactions témoignant une opposition avec une décision du dirigeant. Mais, dans le cas des engagements ESG, on constate que les administrateurs de l’actionnariat salarié s’expriment davantage.
Pourquoi ?
Parce que ces engagements mettent en lumière des sujets majeurs, en l’occurrence l’emploi et le développement du savoir-faire interne, les conditions de travail, la cohésion sociale, les écarts de rémunération entre salariés et dirigeants, mais aussi le fonctionnement d’instances comme les Conseil et comités en vigueur dans l’entreprise.
De plus, si certains dirigeants « passent », les salariés actionnaires s’inscrivent généralement dans une perspective de long-terme. Ils peuvent ainsi offrir aux dirigeants en place leurs expertises et expériences. Ils peuvent aussi jouer le rôle de garde-fous pour éviter les dérives opportunistes du dirigeant.
Toutefois, une question se pose : comment faire pour que ces administrateurs représentants les salariés soient toujours moteurs dans ces engagements ESG ?
Premièrement, il importe que le nombre d’actionnaires salariés continue à progresser dans le capital des entreprises. Car, comme le déclare la Fédération Française de l’Actionnariat Salarié qui représente 3,5 millions d’actionnaires salariés dans les entreprises implantées en France : « L’actionnariat salarié est la forme la plus aboutie du partage de la valeur créée par les entreprises ».
Deuxièmement, il faut rester prudent sur la nomination de ces administrateurs. Ils ne doivent pas être l’occasion pour le dirigeant de s’enraciner davantage du fait de leurs liens de subordination. Le marché boursier peut d’ailleurs saluer un tel choix qui aurait pour ambition de limiter l’influence du dirigeant sur ces représentants.
Troisièmement, il importe que les administrateurs présents autour de la grande table laissent ces représentants s’exprimer en séance, surtout s’il s’agit de femmes, car on sait que le temps de parole est beaucoup plus accaparé par les hommes lors de telles réunions.
Au final, rappelons-nous surtout que, en matière de politique de RSE et d’engagements ESG, « Dans la multitude de conseillers, il y a la réussite. »
Publié le vendredi 05 décembre 2025 .
3 min. 42
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