https://www.youtube.com/embed/j1XJvILM7J0?modestbranding=1&rel=0&iv_load_policy=3&showinfo=0&fs=0&disablekb=1
Impossible aujourd’hui de ne pas entendre le mot de données ou de data en entreprise. Celles-ci servent, par exemple, à comprendre et prédire le comportement d’un consommateur, à administrer, prévoir et développer les emplois et les compétences.
Pourtant, la donnée n’est pas donnée pour au moins deux raisons.
Premièrement, la donnée a un coût, qui n’est pas négligeable. Elle ne tombe du ciel ! Face à une situation, un manager investit du temps pour saisir le sens de la situation et identifier quelles sont les données pertinentes. À partir de là, il s’agit pour lui de trouver comment accéder à ces données. Certaines sont parfois dans la tête des gens, et ne sont pas observables. Dans ce cas-là, cela signifie qu’il faut trouver un ou des proxys, c’est-à-dire d’autres données qui ont une relation étroite avec LA donnée que l’on aimerait, mais à laquelle on ne peut pas accéder directement.
Deuxièmement, la donnée n’est pas donnée, dans le sens où il y a de vraies personnes qui trouvent ces proxys, et créent des outils de collecte de données. Cela signifie donc qu’il y a des biais. Sans dire que la donnée n’est pas fiable, car le travail mené par ces personnes expertes reste généralement très rigoureux, mais oublier qu’il y a eu à un moment leur intervention dans le processus de collecte est très risqué. En effet, ces biais se retrouvent in fine dans les bases de données que l’on va ensuite « faire tourner » pour prendre des décisions.
Quelle posture avoir alors face à la donnée ?
Tout d’abord, il est important de rester conscient de ce qu’elle est, dans la mesure où la donnée est la matière première de toute analyse. Le choix de la donnée et sa collecte avec un instrument que l’on a imaginé ne sont pas à prendre à la légère. Car c’est comme une recette de cuisine. Si le produit de base n’est pas de qualité, on ne peut pas espérer avoir un plat étoilé !
Ensuite, la donnée demande de la part des personnes l’entourant d’être lucides sur leurs propres biais. Par exemple, si la valeur économique et financière est centrale pour une personne, il est fort probable que les données collectées y réfèrent de manière privilégiée. Un travail collectif avec une variété de profils peut aider à lutter contre les biais cognitifs.
Enfin, la donnée est sensible au temps et à l’espace. La montée en puissance de la cybercriminalité au plan mondial pousse les personnes en charge des données, à les protéger différemment selon la géopolitique, mais aussi à scruter davantage la qualité des données venant de l’extérieur de l’entreprise pour éviter d’être induites en erreur.
Face à la donnée, soyons donc comme les grands cuisiniers, et allons au contact des producteurs et mangeons régulièrement à la table des données pour s’assurer de leur consistance et de leur fraîcheur ! Les décisions n’en seront que meilleurs.
Pourtant, la donnée n’est pas donnée pour au moins deux raisons.
Premièrement, la donnée a un coût, qui n’est pas négligeable. Elle ne tombe du ciel ! Face à une situation, un manager investit du temps pour saisir le sens de la situation et identifier quelles sont les données pertinentes. À partir de là, il s’agit pour lui de trouver comment accéder à ces données. Certaines sont parfois dans la tête des gens, et ne sont pas observables. Dans ce cas-là, cela signifie qu’il faut trouver un ou des proxys, c’est-à-dire d’autres données qui ont une relation étroite avec LA donnée que l’on aimerait, mais à laquelle on ne peut pas accéder directement.
Deuxièmement, la donnée n’est pas donnée, dans le sens où il y a de vraies personnes qui trouvent ces proxys, et créent des outils de collecte de données. Cela signifie donc qu’il y a des biais. Sans dire que la donnée n’est pas fiable, car le travail mené par ces personnes expertes reste généralement très rigoureux, mais oublier qu’il y a eu à un moment leur intervention dans le processus de collecte est très risqué. En effet, ces biais se retrouvent in fine dans les bases de données que l’on va ensuite « faire tourner » pour prendre des décisions.
Quelle posture avoir alors face à la donnée ?
Tout d’abord, il est important de rester conscient de ce qu’elle est, dans la mesure où la donnée est la matière première de toute analyse. Le choix de la donnée et sa collecte avec un instrument que l’on a imaginé ne sont pas à prendre à la légère. Car c’est comme une recette de cuisine. Si le produit de base n’est pas de qualité, on ne peut pas espérer avoir un plat étoilé !
Ensuite, la donnée demande de la part des personnes l’entourant d’être lucides sur leurs propres biais. Par exemple, si la valeur économique et financière est centrale pour une personne, il est fort probable que les données collectées y réfèrent de manière privilégiée. Un travail collectif avec une variété de profils peut aider à lutter contre les biais cognitifs.
Enfin, la donnée est sensible au temps et à l’espace. La montée en puissance de la cybercriminalité au plan mondial pousse les personnes en charge des données, à les protéger différemment selon la géopolitique, mais aussi à scruter davantage la qualité des données venant de l’extérieur de l’entreprise pour éviter d’être induites en erreur.
Face à la donnée, soyons donc comme les grands cuisiniers, et allons au contact des producteurs et mangeons régulièrement à la table des données pour s’assurer de leur consistance et de leur fraîcheur ! Les décisions n’en seront que meilleurs.
Publié le vendredi 24 octobre 2025 .
3 min. 09
Les dernières vidéos
Économie générale
#66e8e1
ÉCONOMIE
L’IA et le paradoxe de Solow : vers une croissance sans emploi ? Philippe Gattet
02/02/2026
02:57
#66e8e1
ÉCONOMIE
Les chiffres des réserves pétrolières sont surestimés et c’est dangereux Alexandre Mirlicourtois
19/01/2026
04:13
Les dernières vidéos
de Bérangère Szostak
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Manger ensemble, c’est travailler ensemble Bérangère Szostak
02/02/2026
03:30
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
“Je veux être Calife à la place du Calife !” : le piège des Iznogoud d’entreprise Bérangère Szostak
10/12/2025
03:06
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Quand les salariés siègent à la table du pouvoir Bérangère Szostak
05/12/2025
03:42
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Le travail gratuit des femmes en entreprise Bérangère Szostak
27/11/2025
03:29
LES + RÉCENTES
#66e8e1
ÉCONOMIE
Boulangeries vs fast-food : bataille autour de la pause déjeuner Cathy Alegria
05/02/2026
02:05
#66e8e1
ÉCONOMIE
Les nouvelles opportunités pour les conseillers en gestion de patrimoine Alix Merle
03/02/2026
01:44
#66e8e1
ÉCONOMIE
Trump vs Europe : un bras de fer plus équilibré qu’il n’y paraît Alexandre Mirlicourtois
03/02/2026
04:27
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
L'IA va renforcer le complexe de l'imposteur Dominique Turcq
03/02/2026
03:37
LES INCONTOURNABLES
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Le défi de la sécurisation des chaînes de valeur mondiales Philippe Gattet
26/01/2026
03:11
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Alerte : Le triomphe du plausible sur le vrai Jérémy Robiolle
27/01/2026
02:55
