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La croissance spectaculaire de ceux qui "reprennent" des études

Publié le mercredi 14 avril 2021 . 3 min. 44

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Phénomène souterrain, et donc peu commenté, la reprise d’études semble connaître un essor nouveau, encouragé par les nouveaux parcours proposés dans l’enseignement supérieur. Une enquête de Parcoursup permet de lever un coin du voile sur cette tendance, tandis qu’une étude du Cereq tente de mieux comprendre ce phénomène qui semble prendre de l’ampleur.
Avec une question : peut-on encore aborder l’échec ou l’abandon dans le supérieur de la même façon ?


Ces nouveaux publics sont plus difficiles à cerner. Ils ne relèvent pas de la formation continue traditionnelle, mais bien de la formation initiale et ne sont donc pas forcément réellement identifiables en tant que tels.


Parcoursup a permis de quantifier en partie ce phénomène nouveau : 25% des candidats en 1ère année de l’enseignement supérieur ne sont pas des néo bacheliers ! Leur nombre a augmenté de 78% en trois ans, la hausse la plus forte et la plus rapide parmi les différents types de candidatures.


Que cherchent-ils ?


D’abord des formations universitaires et des formations par alternance qui sont souvent aussi universitaires, le DUT par exemple. Vient ensuite le secteur des formations en soins infirmiers.


Qui sont-ils ou elles ?


Près de la moitié est en activité professionnelle, un peu plus d’un quart sans activité et un quart demandeur d'emploi.


Les femmes reprennent plus souvent leurs études que les hommes, mais moins souvent en alternance, bien que cet écart tende à se réduire.


Les sortants sans diplôme du supérieur sont les plus nombreux à reprendre des études.


Quand reprennent-ils leurs études ?


Les reprises d'études sont concentrées sur les toutes premières années consécutives à la sortie du système éducatif. 20% ont moins de 20 ans, 20% plus de 24 ans.


Mais la probabilité de retourner dans le sup dans les 7 années suivant la sortie du système éducatif est particulièrement élevée pour les sortants sans diplôme.


A quel niveau s’effectuent ces reprises d’études ?


La hiérarchie des reprises d’études, c’est d’abord la licence générale suivie du DUT, du BTS, du master et de la licence professionnelle.


En école de commerce ou en école d’ingénieur, elle reste marginale.


Quel est l’impact de l’origine sociale ?


Les jeunes issus des milieux favorisés ont plus de chances d’effectuer un retour aux études hors alternance, le plus souvent effectué à plein temps à l’université ou en établissement scolaire, en comparaison de ceux issus des classes populaires même si cet écart se réduit.


Par contre, elle ne semble pas avoir d’effet significatif sur la probabilité de reprendre des études en alternance.


Quelles conclusions peut-on en tirer ?


Ces enquêtes permettent d’interroger l’adaptation des universités à ce public non traditionnel, qui ne fait pas forcément appel aux dispositifs « classiques » de financement. En clair, la frontière institutionnelle formation initiale/formation continue tend à s’effacer et conduit à ne comptabiliser qu’une partie des candidats à la formation tout au long de la vie.


Enfin, alors que les notions de démocratisation de l’enseignement supérieur et d’ascenseur social sont mises à toutes les sauces, ces parcours atypiques relativisent la notion d’échec. Ils supposent des outils nouveaux de mesure à distance de la première sortie de formation initiale.


On peut donc voir ces parcours comme une version nouvelle, décalée dans le temps, de la fameuse « session de septembre » de rattrapage qui a disparu. Une 2ème chance qui est probablement liée à un temps de maturation plus long des projets de ces étudiants.


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