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https://player.vimeo.com/video/357316168?autoplay=1 Michel-Albouy-Les-actionnaires-activistes-ont-ils-vraiment-un-role-nefaste--306346016.jpg
24/06/202003:32

L’activité grandissante des "hedge funds" activistes pèse sur le management des grandes entreprises cotées. Faut-il en avoir peur où s’en réjouir ? Tout dépend de la position qu’on occupe : actionnaire minoritaire, dirigeant, ou salarié.

Le 10 mars 2015, General Motors annonçait que le groupe allait verser à ses actionnaires 10 milliards de dollars, dont 5 milliards sous forme de rachat d’actions et le reste sous forme de dividendes majorés dans les deux années qui viennent. Ainsi s’est soldée la bataille entre Harry Wilson, spécialiste de restructurations d’entreprises, et la PDG de General Motors, Marry Barra. De l’avis de plusieurs spécialistes, la PDG s’en sortait plutôt bien, car l’activiste réclamait au début 8 milliards de dollars de rachats d’action. L’offensive lancée au nom de plusieurs "hedge funds" détenant un peu plus de 2 % du capital de GM avait pour principal objectif de faire dégorger l’entreprise de sa montagne de cash de 25 milliards accumulée depuis la renaissance du géant automobile. On pourrait citer bien d’autres cas en Europe.

La principale critique des actionnaires activistes consiste à dénoncer leur court-termisme au détriment des intérêts à long terme de l’entreprise. Malgré sa popularité dans les médias et les politiciens, cette hypothèse n’a jamais été vraiment testée ni validée. Elle est à l’origine de toutes les dispositions, comme la loi Florange, qui visent à limiter les droits des actionnaires, notamment des activistes et de leur "hedge funds". Le droit de vote double accordé aux actionnaires détenant leurs actions au nominatif depuis plus de deux ans, s’inscrit dans cette vision qui privilégie les actionnaires de long terme. Mais, deux ans est-ce si long pour un activiste déterminé ?

Une étude publiée par le professeur Bebchuk de Harvard intitulée « L’effet à long terme des fonds activistes » portant sur 2000 interventions de ces fonds sur la période 1994-2007, va à l’encontre de la croyance dans le court-termisme des activistes. Ces derniers auraient un impact positif dans la gestion à long terme de l’entreprise. L’étude montre en effet qu’à la suite de l’intervention des "hedge funds", la performance opérationnelle des entreprises s’améliore dans les cinq années suivantes. Cette amélioration de la performance opérationnelle est même constatée à la suite de versements importants aux actionnaires (dividendes et rachat d’actions). Donc, exit la myopie des "hedge funds" activistes ? Une étude réalisée sur l’Europe et publiée dans la revue Finance-Contrôle-Stratégie confirme ces résultats.

Naturellement d’autres recherches sont nécessaires pour conclure avec affirmation, mais la question mérite d’être posée et étudiée scientifiquement au-delà des affirmations péremptoires de certains politiques sur le rôle néfaste de ces acteurs. De nos jours, les actionnaires activistes voient leur influence grandir sur les entreprises cotées, notamment celles dont le capital n’est pas suffisamment contrôlé. Cela est surtout vrai dans les pays anglo-saxons où le capital est souvent dispersé, mais également sur les fleurons français.


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Mots clés : FinanceActionnairesEntrepriseDividendes

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