Connexion
Accédez à votre espace personnel
ÉCONOMIE
Décryptages éco Intelligence économique Intelligence sectorielle Libre-propos Parole d'auteur Graphiques Notes de lecture
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Comprendre Stratégie & Management A propos du management Parole d'auteur Notes de lecture
IQSOG
RUBRIQUES
Économie généraleFranceEurope, zone euroÉconomie mondiale Politique économique Emplois, travail, salairesConsommation, ménagesMatières premières Finance Géostratégie, géopolitique ComprendreManagement et RHStratégieMutation digitaleMarketingEntreprisesFinanceJuridiqueRecherche en gestionEnseignement, formation
NEWSLETTERS
QUI SOMMES-NOUS ?


En finir avec l'Etat actionnaire

Publié le mardi 21 janvier 2020 . 3 min. 51

Voir plus tard
Partager
Imprimer

S’il fallait choisir deux caractéristiques qui distinguent véritablement l’économie française des autres pays occidentaux nous citerions le niveau très élevé de la dépense publique (57 % du PIB) et la présence de l’Etat au capital de nombreuses entreprises du secteur concurrentiel. Ces deux caractéristiques conjuguées font que la France est loin d’être une économie ultra libérale.

L’Etat actionnaire exerce sa pression à travers ses nombreuses participations au capital des entreprises du secteur concurrentiel. Le bras armé de ces interventions est l’Agence des participations de l’Etat (APE) créée en 2004 et qui est placée sous la tutelle du ministre de l’économie et des finances. Comme on peut le lire sur son site, « l’agence des participations de l’Etat incarne l’Etat actionnaire, investisseur en fonds propres dans des entreprises jugées stratégiques par l’Etat, pour stabiliser leur capital ou les accompagner dans leur développement ou leur transformation ».
 
Les entités relevant du périmètre de l’APE sont nombreuses et variées et il est permis de s’interroger, pour certaines, sur leur caractère « stratégique ». Il faut dire que cette caractéristique est suffisamment élastique pour permettre de qualifier de stratégique toute entreprise tricolore dès lors qu’on fait référence au patriotisme économique. Comme le reconnait l’APE sur son site « le portefeuille détenu directement ou non par l’Etat est aujourd’hui à la fois étendu et très divers, tant au regard des secteurs d’activité concernés que du poids de l’Etat au sein des entreprises ou des formes juridiques existantes. »

Aussi, on peut se demander si ce portefeuille relève d’une véritable stratégie d’investisseur ou du hasard de l’histoire. Entre les motifs idéologiques liés aux nationalisations du passé et la volonté de sauver des entreprises au bord du dépôt de bilan, l’Etat semble naviguer à vue et à court terme contrairement à ce qu’il affirme.  De plus l’APE n’est pas le seul outil à la disposition de l’Etat actionnaire qui peut intervenir indirectement via Bpifrance dont il est actionnaire à 50 % avec la Caisse des dépôts et consignations.

La justification principale de la présence de l’Etat actionnaire au capital des entreprises françaises est, selon les lignes directrices de son action « sa capacité d’intervention ou d’anticipation qui lui sont propres » et que son intervention « s’inscrit dans la durée, en faveur notamment de projets qui peuvent avoir un retour différé. » Bref, l’Etat serait un investisseur avisé, visionnaire et porteur d’un engagement à long terme », tout le contraire de ce que sont supposés être les actionnaires privés. Pourtant la performance financière de son portefeuille est loin de battre l’indice du marché.

Enfin, nombreuses sont nos grandes entreprises cotées avec un actionnariat totalement privé qui se portent bien et ont une vision à long terme. Le long terme n’est pas le monopole de l’Etat ! En voulant poursuivre plusieurs objectifs, parfois antagonistes, l’Etat semble agir plutôt comme un pompier dans l’urgence que comme un stratège à long terme. Balloté entre les pressions politiques et syndicales, les gouvernements ne savent pas toujours où ils veulent en venir, sauf à gagner du temps d’ici la prochaine élection. Ajoutons à cela les choix politiques qui peuvent varier dans le temps suite aux élections et qui ne favorisent pas une vision à long terme.

Alors faut-il en finir avec l’Etat actionnaire ? Vraisemblablement oui. Un tel désengagement de l’Etat dans des entreprises qui relèvent du secteur concurrentiel dégagerait des marges de manœuvre non négligeables et permettrait à l’Etat de se concentrer sur ses missions fondamentales.


x
Cette émission a été ajoutée à votre vidéothèque.
ACCÉDER À MA VIDÉOTHÈQUE
x

CONNEXION

Pour poursuivre votre navigation, nous vous invitons à vous connecter à votre compte Xerfi Canal :
Déjà utilisateur
Adresse e-mail :
Mot de passe :
Rester connecté Mot de passe oublié?
Le couple adresse-mail / mot de passe n'est pas valide  
  CRÉER UN COMPTE
x
Veuillez saisir l'adresse e-mail utilisée pour créer votre compte Xerfi Canal.
Adresse e-mail :

STOCKAGE DE VOS DONNÉES

Xerfi Canal utilise et stocke des informations non sensibles (par exemple : adresses IP, données de navigation, identifiants) obtenues par le dépôt de cookies ou technologie équivalente sur votre appareil. L’utilisation de ces données nous permet de mesurer notre audience et de vous proposer des fonctionnalités et des contenus personnalisés.

Les données stockées par Xerfi Canal ne sont en aucun cas partagées avec des partenaires ou revendues à des tiers à des fins publicitaires.

Vous pouvez librement donner, refuser ou retirer à tout moment votre consentement en accédant à notre outil de paramétrage des cookies.

ACCEPTER PERSONNALISER REFUSER

PERSONNALISEZ LE STOCKAGE
DE VOS DONNÉES

Cookies Google AnalyticsCes cookies permettent d’obtenir des statistiques de fréquentation anonymes du site Xerfi Canal afin d’optimiser son ergonomie, sa navigation et ses contenus.

Cookies de personnalisation du parcours de visiteCes cookies nous permettent de vous proposer, en fonction de votre navigation sur le site, des contenus et/ou des offres de produits et services les plus adaptés à vos centres d’intérêt.

Vous pourrez librement et à tout moment modifier votre consentement en accédant à notre outil de paramétrage des cookies.

VALIDER ANNULER