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Emotions et vie privée au boulot face aux réseaux sociaux

Publié le lundi 11 février 2019 . 4 min. 13

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Avec le numérique, assurément, la vie professionnelle déborde sur la vie privée. Et vice versa bien entendu. Mais que se passe-t-il concrètement au boulot ?


Par exemple, prenez le cas de cette directrice financière, en pleine réunion d’état-major de sa boite, qui vient de recevoir un whatsapp. Elle s’ennuie tellement qu’elle n’a pas pu s’empêcher de cliquer. Son fils qui passe le bac S dans un mois lui annonce un 3 en maths… Gloups. Pas de chance, juste à ce moment-là… son DG lui demande son explication sur l’érosion du cash. C’est la panique à bord. Tremblante de rage et d’émotion, elle fouille dans ses notes le temps de reprendre ses esprits, se trompe de page, et ne peut que balbutier une banalité d’une voix blanche.


Et je ne vous parle pas de ce développeur informatique qui… en pleine programmation… apprend sur Twitter que Booba s’est fait casser la figure… et bien pire… cet administrateur qui… en pleine séance de Conseil… apprend que la maitresse qu’il vient de larguer a balancé des photos compromettantes sur les réseaux.


Et puis, on ne peut pas faire l’impasse sur Facebook… On a tous vu des cadres dirigeants qui consultent leur compte 15 fois par jour… Si ce n’est plus… Selon une étude britannique on consulterait son portable plus de 200  fois par jour…


C’est dire …


Tenez… prenez cette secrétaire de direction qui raconte ce qu’elle fait heure par heure… et poste des photos sur Facebook et Instagram… puis… va consulter tous les likes qu’elle a obtenus tout au long de l’après-midi… Mais pas de chance… sur l’une des photos… elle a pris par mégarde un cliché du plan de licenciement…  Et que dire de cet avocat d’affaires… de grand renom… qui facture 1500 euros de l’heure… et dont vous attendez en trépignant les conclusions dans une procédure pour laquelle vous ne dormez pas la nuit… et dont découvrez sur les réseaux… stupéfait… qu’il file le parfait amour en maillot de bain à l’autre bout du monde... Et je vous passe ce proche collaborateur dont vous venez de détecter sur LinkedIn la diatribe contre les patrons paranoïaques.


Alors, quid de la concentration et de l’implication au travail dans tout ça ?


De Facebook à Twitter… en passant par whatsapp, instagram, ou encore snapchat sans compter les e-mails, les indeed, les meetics et même les tinder  ... Indéniablement… le numérique et les réseaux provoquent des torrents d’émotions incontrôlées au bureau… et si l’on parle beaucoup de l’invasion du boulot à la maison, l’inverse semble rester un peu tabou.


Finalement, dans le monde rationnel que doit être l’entreprise, on est sans arrêt envahi par l’émotion. Et il est de plus en plus difficile de ne pas se laisser submerger. So what ?


Autrefois un PDG étudiait le journal le matin… Mais aujourd’hui que fait-il ? Ce qu’il étudie… c’est son fil Facebook… et il checke son Linkedin, et il compte le nombre de likes, quand il ne surveille pas celui de ses subordonnés.


Le problème vient aussi du mélange des genres… du fait d’avoir des comptes… tout à la fois professionnels… et… personnels sur les réseaux sociaux… Mais même sans cela… si l’on décide de créer des comptes distincts sur chaque réseau social, l’un pour le boulot, et l’autre perso…  qu’en est-il de notre trace numérique ?


En effet, sur Internet, vos photos de vacances en petite tenue au bord de la mer postées sur Facebook côtoient celle votre CV en ligne et celle de votre profil Linkedin… Et puis, que dire de cette photo prise dans une boite de nuit trash mise en ligne par un fêtard anonyme ? A l’heure où se développent les logiciels d’intelligence artificielle de reconnaissance visuelle… cela devient dangereux.


Oui mais voilà… Quel est le premier réflexe d’un chasseur de tête ? Aller faire un tour sur Google images bien sûr… Et c’est là que le bât blesse…. Il va falloir composer… avec ce profil mi-pro… mi-perso, composé de tout ce que l’on aura pu laisser comme trace numérique… Et l’assumer !


Décidemment, à  l’heure des réseaux, finie la vie privée, finie la séparation entre l’intime et le professionnel, et difficile de gérer ses affects. On comprend alors que les psychiatres soient si réservés sur les causes professionnelles ou privées d’une dépression ou d’un burn out.


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