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23/04/201802:47

Ils font et défont les réputations. Rendent parfois fous les directeurs des écoles, leurs étudiants, leur alumni. Les classements des écoles de management sont devenus la preuve ultime de la réussite. Mais il faut s’en méfier. Tous n’ont pas la même valeur, tous n’utilisent pas des méthodologies éprouvées et, surtout, tous ne vérifient pas aussi bien les informations.


Quand certains éditeurs de palmarès envoient mail sur mail aux écoles pour vérifier chaque réponse d’autres se contentent d’un laconique « C’est la responsabilité de l’école de répondre honnêtement ». Un peu court !


D’abord parce que les questions peuvent être mal posées et les réponses biaisées. La bonne foi n’étant pas la qualité première de certaines écoles de management – voire d’ingénieurs – elles diront qu’elles se sont trompées en y répondant de manière un peu trop positive. Et tant mieux si les classeurs n’y ont vu que du feu…


Ensuite parce que l’optimisation des réponses peut aller très loin. L’exemple le plus frappant est celui des salaires moyens annoncés. Comment vérifier si ce qui est indiqué par les écoles – y compris dans l’enquête de la Conférence des grandes écoles – est vrai ? Telle école va prétendre que les salaires de ses étudiants sont particulièrement élevés parce qu’ils partent pour beaucoup travailler à l’étranger et y gagnent bien mieux leur vie. Et si le média demande à interroger des promotions pour le vérifier l’école aura tendance à pousser ceux qui gagnent le moins bien leur vie à s’abstenir de répondre…


Mais au-delà de la vérification des informations données par les écoles se pose la question de la pertinence même des indicateurs. C’est bien beau de vouloir mettre en avant la capacité à entreprendre des étudiants mais qu’est ce qui permet de le calculer ? Comment vérifier combien d’étudiants ont créé leur entreprise dans les trois ans ? Trente ans ? Quels indicateurs sont vraiment vérifiables ? Les accréditations font partie de ses très rares indicateurs objectifs. On est ou pas accrédité Equis. Et pour 3 ou 5 ans. Impossible de tricher alors qu’une école peut toujours raconter qu’elle incube 140 start up, que les salaires débutants de ses diplômés dépassent ceux d’HEC (bon là les classeurs vont poser deux, trois questions…) ou qu’ils ont passé plus de temps en stage qu’en formation (mais est-ce vraiment une bonne chose ?).


Souvent les écoles se plaignent aussi de voir les critères changer, les pondérations évoluer, ce qui rendrait les comparaisons aléatoires (et accessoirement leur travail d’optimisation…). Mais les classeurs doivent aussi évoluer. Il y vingt ans la place de la recherche en gestion était faible dans les classements. Elle est devenue majeure. Pas par plaisir mais pour pouvoir les écoles de management françaises avec les autres selon des critères reconnus partout dans le monde. Parce que les classements ne sont pas que franco-français. Ils sont aussi internationaux sur un marché des business schools où il est plus important pour HEC de bien se classer dans le classement du Financial Times que dans celui du Figaro !


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Mots clés : Ecoles de commerceEtudiantsBusiness schoolsClassementEcole de management

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