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23/11/202003:21

Bonifier les notes des boursiers, créer des filières dédiées comme à Sciences Po, limiter la part de la culture générale dans les concours ou tout simplement soutenir les élèves défavorisés en amont des concours sur le modèle des Cordées de la Réussite, les idées fusent pour rendre les écoles de commerce plus accessibles aux boursiers.

Aujourd'hui les boursiers représentent en moyenne 37,5% des étudiants dans l’enseignement supérieur. Les écoles de commerce sont les formations en accueillant le moins avec seulement 12,7%. Dans les universités, les boursiers sont surreprésentés en administration économique et sociale (52%) et en langues (49%) mais ne sont que 26% dans les disciplines de santé (médecine, odontologie et pharmacie).


Huit Grandes écoles (les quatre écoles normales supérieures, l’Ecole polytechnique, HEC, ESSEC et ESCP Europe) ont été missionnées pour réfléchir à l’ouverture sociale par le ministère de l'Enseignement supérieur qui demande qu’elle fassent « en sorte que les jeunes qui occuperont des rôles de premier plan viennent de toutes les catégories sociales et de tous les lieux ». Du côté de l’Ecole polytechnique, on ne peut que constater que les boursiers réussissent moins bien que les autres : les 25% de candidats boursiers ne sont que 12% parmi les élèves reçus. La question est donc de comment les faire réussir aux concours ?


La piste la plus emblématique pour faire progresser le pourcentage de boursiers dans l’enseignement supérieur est d’introduire des bonifications dans les concours pour favoriser leur réussite. Les écoles normales supérieures proposent même que ces bonifications soient proportionnelles au niveau des bourses. Farouchement opposées aux quotas, elles veulent mettre tous les étudiants à égalité face au jury d’admission tout en donnant des points de bonification en amont. Une idée sur laquelle les autres Grandes écoles se montrent pour le moins réservées. Voire franchement opposées. HEC craint de toute façon que le Conseil d’Etat s’y oppose. A contrario e principe de bonifications est particulièrement salué par l’association engagée dans l’égalité des chances Article 1. Pour ses responsables il est tout simplement inéquitable de juger de la même façon des étudiants qui ont des conditions d’études différentes : job étudiant soir et WE, temps de transport conséquent, chambre partagée ou mal-logement, manque de réseau ou d’appui familial… Pour eux ne pas compenser ces réalités revient à évaluer de la même façon des étudiants qui concourent dans des conditions différentes.


Le débat n’est pas nouveau. Depuis que Sciences Po a ouvert ses filières ZEP il revient régulièrement entre ceux qui préconisent une aide en amont des concours et ceux qui réclament des quotas ou maintenant des bonifications pendant les concours mêmes. Parce qu’il faut bien répondre à cette vraie question : comment former les jeunes issus de la diversité que les administrations comme les entreprises réclament. Les diplômés de Sciences Po passés par la filière ZEP obtiennent d’ailleurs en moyenne des rémunérations supérieures à celles de l’ensemble des diplômés de Sciences po.


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