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02/06/201506:07

"Vous êtes Vice-Président pour la région sud-ouest chez CGI. Xerfi Canal TV vous reçoit aujourd’hui pour évoquer la manière dont le numérique transforme l’industrie. On entend parfois parler d’industrie du futur, ou industrie 4.0. Quelle définition pourrait-on en donner ? Quelles sont les tendances à anticiper ?

 

Tout d’abord, vous faites bien de parler d’Industrie du futur et non pas d’Usine car c’est la terminologie qu’a récemment retenue le gouvernement. Et c’est très bien, le mot « usine » était à mon sens trop restrictif. Pour revenir à votre question sur la définition de l’industrie du futur ou industrie 4.0 : on a trop souvent tendance à l’associer à la robotisation des usines. Mais ce n’est pas que cela, loin de là...

 

Alors c’est quoi ?

 

L’industrie du  futur, c’est également la manière dont les technologies – la mobilité, le cloud ou encore le Big data - sont utilisées pour améliorer globalement la performance de l’entreprise. Grâce à ces technologies, de nouvelles solutions émergent permettant aux industriels de produire mieux et plus vite.

 

Produire mieux, cela veut notamment dire une meilleure qualité ?

 

En effet. La qualité est un 1er objectif. La technologie aide les industriels à améliorer sensiblement la qualité de leurs services et la fiabilité de leurs processus. Je pense notamment à la maintenance préventive rendue possible par l’essor des objets connectés.

 

Auriez-vous un exemple ?

 

Eh bien c’est déjà ce que fait par exemple l’ascensoriste Thyssenkrupp qui reçoit des alertes sur les pièces défectueuses. Cela permet de déclencher instantanément la commande de la pièce de remplacement, voire sa production par une imprimante 3D. La mobilité permet également un contrôle qualité des pièces sur la chaine de fabrication. Enfin certains industriels réfléchissent même à des envois de pièces par drone pour fiabiliser leur supply chain et pouvoir livrer plus rapidement.

 

C’est donc une source d’économie pour l’entreprise  qui gère au plus près ses besoins ?

 

Oui. La recherche de gains économiques constitue un deuxième objectif pour les industriels. Avec le développement des outils numériques apparaissent clairement des solutions qui permettent une utilisation en temps réel des machines en fonction des besoins. C’est donc plus de flexibilité et de souplesse. Au final, cela se traduit par des gains de productivité mais aussi par plus de satisfaction client.

 

Si je comprends bien, ces solutions permettent d’automatiser une grande partie des processus. Mais est-ce que cela signifie nécessairement des pertes d’emplois ? On s’interroge…

 

Non, digitalisation n’est pas synonyme de destruction d’emplois. C’est une idée reçue. Au contraire, la dimension humaine et l’amélioration des conditions de travail des salariés constituent un 3ème objectif. Il y a aujourd’hui une véritable appétence pour les nouveaux outils et solutions. Une étude sortie récemment a révélé que 53% des « cols bleus » souhaiteraient disposer d’une tablette professionnelle. Aujourd’hui, le taux d’équipement en France n’est que de 3% !

 

Les salariés sont donc bien conscients des bénéfices qu’ils peuvent retirer des technologies…

 

Tout à fait… Ces bénéfices sont tangibles en termes de réactivité, de rapidité d’exécution des tâches et de confort au quotidien. Et cela ne fera qu’augmenter avec l’arrivée des jeunes embauchés qui sont nés « connectés ».

 

Et puis la dématérialisation permet de s’épargner ce que l’on appelle vulgairement « la paperasse »…

 

Effectivement, on en revient au confort des salariés. Mais on peut même aller plus loin en soulignant les bénéfices écologiques de la digitalisation des industriels. Les solutions numériques sont sources d’économie de papier, mais elles permettent aussi une optimisation de l’utilisation des machines et donc de la consommation énergétique.

 

Pour conclure : vous pensez que la France a une carte à jouer dans cette ère de l’industrie du futur ?

 

Clairement oui, cette transformation de l’industrie est une formidable opportunité. Si la France veut se battre contre des pays de production à bas coût, il faut travailler sur l’augmentation de la productivité de nos entreprises. Cela va permettre de nous réindustrialiser face à des pays qui ne misent eux que sur le coût de leur main d’œuvre. En France, l’industrie automobile a par exemple été une des premières à s’emparer de ces problématiques et à industrialiser ses usines Et aujourd’hui, on annonce des créations d’emplois partout en France.

 

Ce n’est pas un hasard !

 

Oui, nous voyons bien ici que le numérique et notre savoir-faire français en la matière peut apporter à nos industrie, qualité, productivité, une meilleure gestion humaine et écologique."

 

Laurent Gerin, L’industrie du futur : performance et numérique, la bonne équation !, une vidéo Xerfi Canal TV


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Mots clés : Mutation digitaleIndustrieProductivitéIndustrieNumériqueCGIEmploiLaurent GerinUsine de futur

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