La revue audiovisuelle de l'économie, la stratégie et du management
CONNEXION
RECEVEZ LES ÉMISSIONS
XERFI CANAL
GRATUITEMENT
Newsletter #006A9E
économie #00aeef
stratégie & management #572475
business #C43031
Fenêtres ouvertes sur la gestion #F9BE13
secteurs

Secteurs

#1BB899
campus

Campus

#7030A0
chaînes partenaires

Partenaires

#BABEC4
Qui sommes-nous ?

QSN

#006A9E
ACCUEIL ECONOMIE Le graphique 20 ans d'emploi précaire
https://player.vimeo.com/video/123462402?autoplay=1 20-ans-d-emploi-precaire-2537.jpg
05/06/201403:09
En 1990, la France compte 22,9 millions de travailleurs, dont 1,7 million de postes précaires avec les contrats à durée déterminée (CDD) et les missions d’intérim. Ces emplois ne représentent alors que 7,6% du total. Une part qui va continuellement augmenter pour atteindre un pic en 2000, à 11,8%. C’est un bond de 1,2 million d’emplois précaires. Une hausse fulgurante de 76% à mettre regard de la totale stagnation des autres formes d’emplois. A l’origine de ce big bang du marché du travail français, deux transformations majeures. La première, c’est la généralisation du salariat au détriment de l’emploi indépendant qui perd 750 000 postes. Parmi les professions visées, la chute du nombre d’exploitants agricoles mais aussi le déclin de l’artisanat et du petit commerce. La seconde mutation, c’est la montée en flèche des contrats flexibles. Le CDI ne progresse plus qu’au ralenti, et surtout bien moins vite que la population active. Ce mouvement accompagne le recul de l’industrie et l’expansion du tertiaire. Cela traduit aussi le grand mouvement d’externalisation des activités « support ». Le plus souvent, ce sont les taches occasionnelles et les activités de services périphériques, de logistique, de manutention, de nettoyage et gardiennage etc. qui sont sous-traitées. Et c’est justement chez ces prestataires que se concentrent les emplois flexibles. Les entreprises ont désormais ainsi mis en place les outils d’ajustement de leur masse salariale, ce qui apparait très clairement au moment de ralentissement de 2001 : 156 000 emplois précaires sont ainsi supprimés entre 2000 et 2002, les comprimant à moins de 11% de l’emploi total. Avec la reprise, les entreprises refont le plein d’emplois flexibles et le taux d’emploi précaire flirte à nouveau avec les 12% en 2007. Survient la grande récession à l’automne 2008. Entre 2008 et 2009, 2/3 de l’ajustement total de l’emploi va reposer sur les emplois les plus précaires, ramenant le taux à 11,1% seulement. L’embellie, même partielle, relance la machine ensuite, poussant le taux d’emplois précaire à 12%, ce qui semble devenir sa valeur pivot. Mais ce n’est pas tout. Dans le même temps, on assiste à la remontée de l’emploi non-salarié, avec la mise en place de l’auto-entreprenariat en 2009. Mais ce nouveau statut, contribue aussi fortement à la remontée de l’emploi indépendant en France, qui concerne 320 000 personnes entre 2004 et 2011. Dans certains secteurs comme la construction, l’auto-entreprenariat est couramment utilisé par les entreprises pour ajuster main d’œuvre et volume d’activité. CDD, intérim, auto-entreprenariat, sans parler du temps partiel s’imposent comme les formes dominantes d’emplois. On pourrait dans certains cas ajouter les stagiaires, dont le nombre a flambé ces dernières années. De quoi faire du CDI à temps complet un graal difficilement accessible pour les nouvelles générations.      
      
Le graphique, 20 ans d'emploi précaire, une vidéo Xerfi Canal
En savoir plus

Mots clés : Emploi, salaires, travail

x

CONNEXION

Pour poursuivre votre navigation, nous vous invitons à vous connecter à votre compte Xerfi Canal
Déjà utilisateur
Identifiant/email :
Mot de passe :
Rester connecté Mot de passe oublié?
Le couple email / mot de passe n'est pas valide  
 
x
Veuillez saisir l'adresse e-mail utilisée pour créer votre compte Xerfi Canal.
Email :
S'identifier