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Très loin des promesses de baisse des prix avancées par la BCE et le gouvernement français, l’inflation reste tenace. C’est très net dans le cas européen, un peu moins marqué dans le cas français, mais le diable se cache dans les détails : mois après mois, les prix à la consommation augmentent à nouveau dans l’Hexagone.


L’analyse historique de l’inflation suite à une flambée des matières premières


À partir de cet été, compte tenu d’un effet de base défavorable lié à la moindre hausse des prix de mai à juillet de l’année dernière, l’inflation pourrait même se tendre à nouveau. L’analyse doit être menée en deux étapes.


La première est centrée sur l’étude historique des conséquences d’une flambée des matières premières sur les prix à la consommation. L’étude sur les 20 dernières années du cycle des prix en Europe révèle une même séquence. Elle se déroule en trois actes. Le premier, la flambée des cours des matières premières, plus particulièrement de l’énergie et de l’alimentaire, provoque un choc inflationniste. L’inflation générale passe alors au-dessus de l’inflation hors énergie et aliments non transformés. Ce schéma s’est répété à quatre reprises ces 20 dernières années. Chaque envolée des matières premières a ainsi tiré la hausse générale des prix au-dessus de l’inflation sous-jacente. Le deuxième acte, c’est celui du reflux des prix de l’énergie et de l’alimentation qui pousse cette fois-ci l’inflation totale en-dessous de l’inflation sous-jacente. Cette deuxième phase s’est également reproduite quatre fois depuis le milieu des années 2000. Mais c’est un effet de base transitoire. Une fois disparu, l’inflation totale remonte au niveau de l’inflation fondamentale. Ce troisième acte se joue actuellement en zone euro et en France. L’inflation sous-jacente donne donc la bonne température de la hausse des prix et la détermination de sa trajectoire est fondamentale pour anticiper l’inflation générale.


Le rôle des prix des services dans la persistance de l’inflation


C’est la seconde étape de l’analyse. Deux vents opposés s’affrontent. D’un côté, il y a les forces désinflationnistes qui travaillent le prix des produits manufacturés. C’est notamment la conséquence de la déflation venue des produits importés de Chine. Souffrant de capacités de production excédentaires, particulièrement dans l’acier, l’automobile et le matériel pour la transition énergétique (cellules photovoltaïques, éoliennes…), les industriels chinois cassent les prix. De l’autre, il y a la résistance des prix des services autour de 4% en Europe et d’un peu plus de 3% en France en répercussion de la hausse du coût salarial.


La question clé devient alors la suivante : est-ce le recul de l’inflation manufacturière qui va entraîner un ralentissement des salaires, des prix des services et de l’inflation sous-jacente, ou bien est-ce le maintien à haut niveau des hausses de prix dans les services qui va entraîner la persistance de fortes progressions salariales et, dans leur sillage, celle d’une inflation élevée. L’analyse sur longue période montre que des deux branches de l’alternative, c’est la seconde qui historiquement se vérifie : la hausse des prix des services détermine l’inflation sous-jacente à moyen terme et elle reste nettement plus élevée que la hausse des prix des produits manufacturés.


Risque supplémentaire lié à la dépréciation de l’euro


Pression sur les salaires dans un contexte du marché du travail toujours tendu, absence de gain de productivité, l’inflation dans les services va rester forte. À quoi il faut ajouter un risque supplémentaire. Si la BCE veut baisser ses taux d’intérêt directeurs plus rapidement et davantage que la Réserve fédérale, l’euro continuera à se déprécier par rapport au dollar, ce qui augmentera l’inflation importée. À rebours de l’écrasante majorité des anticipations actuelles, il faut donc s’attendre à un léger rebond de l’inflation au second semestre, et surtout à une résistance de cette dernière au-dessus de sa cible.


Publié le jeudi 16 mai 2024 . 3 min. 49

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