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Selon le baromètre de l’attractivité réalisé par le cabinet EY, la France est plébiscitée par les investisseurs étrangers. Très concrètement, en 2020, l’annonce de 985 projets d’investissements venus de l’étranger la consacre, pour la deuxième année consécutive, comme la première destination européenne pour les investissements directs étrangers (IDE) coiffant dans l’ordre : le Royaume-Uni (975 projets) et l’Allemagne (930). L’Espagne et la Belgique respectivement en 4e et 5e position sont loin derrière. Il manque néanmoins un élément de taille dans l’étude : le montant des projets.


La France, c’est seulement 1,7% des flux d’IDE entrants


L’analyse des flux entrants d’investissement directs tels que repris dans la balance des paiements en donne une indication. Sous cet angle, avec près de 18 milliards de dollars d’IDE reçus en 2020 (en baisse de 47% par rapport à 2019), la France (hors paradis fiscaux) glisse de la 1re à la 4e place derrière l’Allemagne, la Suède et le Royaume-Uni. Certes, une photo prise sur une année ou la variation d’une année sur l’autre ne constitue pas une mesure fiable de l’évolution de l’attractivité d’un pays, car ces montants peuvent fluctuer au gré de quelques opérations géantes. Mais même en prenant un peu de recul, c’est-à-dire en calculant la moyenne de ces flux depuis 2017, la position de la France bouge finalement peu, une place de gagnée, mais surtout décroche par rapport au Royaume-Uni et l’Allemagne et est talonnée par l’Espagne.


Finalement sur les 10 dix dernières années l’économie française, c’est en moyenne 3,4% du PIB mondial, mais seulement 1,7% des flux d’IDE entrants, de quoi la faire descendre de son piédestal de championne de l’attractivité européenne. Toutefois, certains pays jouent, quand même, la carte de la France.


Ceux qui misent sur l’économie française


Le stock d’IDE permet d’avoir une idée de ceux qui ont historiquement misé sur l’économie française. Le classement 2020 du top 10 des pays investisseurs ultimes en France (c’est-à-dire en resserrant l’analyse sur les pays qui sont en dernier ressort le premier pays investisseur en France et non pas par quels pays transit les fonds) place les États-Unis à la première place, devant la Suisse et l’Allemagne.


Mais au-delà de la hiérarchie même entre les différents pays, ce classement détone trois fois :


1. Une première fois par l’extrême concentration de ces stocks sur un petit noyau dur de pays : les quatre premiers détiennent 54% de l’ensemble.
2. Une deuxième fois, par la faible représentation des pays membres de l’UE qui représentent moins de 40% du total.
3. Enfin, une troisième fois. Il y a un grand absent, voire deux de ce classement. La Chine et à un degré moindre le Japon. Les pays asiatiques sont visiblement peu nombreux à vouloir s’installer en France.


Ce classement se retrouve en termes d’emplois dans les filiales, filiales américaines en première ligne qui emploient plus de 530 000 salariés en France dans des groupes comme Walt Disney, General Electric, Fedex ou Amazon. Les entreprises allemandes sont également de grandes pourvoyeuses d’emplois près de 325 000 postes.


Les IDE penchent vers la distribution et la finance


Le top 5 allemand est d’ailleurs très symptomatique de la composition sectorielle des investissements avec un centre de gravité qui penche vers la distribution avec des groupes comme LIDL ou ALDI (ce n’est pas forcément très bon pour notre commerce extérieur compte tenu du « sourcing » de ces deux enseignes), mais aussi de la finance, point fort du savoir-faire français, avec Allianz. L’industrie n’est pas absente avec les groupes Bosch et Siemens, mais plus en retrait.


La répartition géographique des flux entrants d’IDE, elle, permet de détecter les dernières tendances. Les flux d’investissement directs étrangers n’étant pas retraités comme les stocks, ils font la part belle à un pays comme le Luxembourg en tête de classement qui est un pays de transit de fond. La place de l’Allemagne en deuxième position est plus significative. Quant au Royaume-Uni, il se hisse à la 3e place devant la Suisse et les Pays-Bas qui forment le top 5. Un classement où les États-Unis sont absents tout comme la Chine.


Bref, le titre de championne de l’attractivité de la France est en partie usurpé. Surtout, les IDE entrants sont à l’image de notre économie : l’ouverture sur le grand large est limitée essentiellement aux États-Unis, mais les dernières données laissent à penser que son influence va se réduire et l’Asie est absente. Surtout, historiquement, ces IDE se dirigent d’abord vers la distribution, la logistique et les services financiers et ne contribuent peu ou pas à restaurer notre compétitivité, les chiffres du commerce extérieur français en attestent.


Publié le jeudi 21 octobre 2021 . 4 min. 16

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