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Quelles évolutions de l’emploi public en France ? Quelles régions en profitent le plus ? Les enjeux sont multiples, qu’ils soient en termes d’attractivité, de dynamismes des territoires ou d’équité pour les citoyens.


Un taux d’administration à son pic historique


Avant toute chose, quelques précisions sont indispensables. L’emploi public, ce n’est pas seulement les fonctionnaires recrutés par concours, c’est aussi tous les contractuels, les militaires, les ouvriers d’État ou autres. Tous relèvent cependant budgétairement de la fonction publique dans l’un de ses trois versants à savoir :


- la fonction publique de l’État (qui regroupe les ministères, mais aussi les établissements publics administratifs, comme Pôle Emploi) ;
- la fonction publique territoriale (les régions, les départements, les communes, les syndicats intercommunaux, etc.) ;
- et pour finir la fonction publique hospitalière.


Quelques données de cadrage maintenant. D’abord, hors contrats aidés, le nombre d’agents publics est passé de 4,8 millions à près de 5,7 entre 2001 et 2021, soit une hausse supérieure à 19% tandis que dans le même temps la population n’a augmenté que de 11%. En d’autres termes, le taux d’administration, défini comme étant le rapport du nombre d’agents publics à la population a augmenté, passant de 78 à 84 pour mille habitants et se situe à son pic historique.


Ce chiffre englobe les trois versants de la fonction publique, qui ont tous trois évolué très différemment :


1. D’abord, l’État. Là, les effectifs ont stagné sur les 20 dernières années, subissant notamment l’impact du principe du remplacement d’un retraité sur deux dans la fonction publique d’État sous l’ère du Président Sarkozy.
2. Deuxième versant, les collectivités. Là, le nombre a explosé, +41%. Décentralisation, transfert de compétences sont au cœur de ce mouvement, avec néanmoins les dérives liées à l’empilement des structures locales ou territoriales et les pressions faites par les administrés sur les élus.
3. Enfin, troisième versant, l’hôpital qui compte aujourd’hui 1,22 million d’employés, soit une hausse de 26%, conséquence en grande partie du vieillissement de la population, donc de la hausse des besoins de santé qui en découlent.


Troisième fait saillant, à rebours des décennies 2000-2010, le poids de l’emploi public tend depuis à se réduire pour représenter 28% de l’ensemble de l’emploi salarié, soit 25% de l’emploi total (intégrant les indépendants).


Les départements ruraux ne sont pas défavorisés


Si l’on affine l’analyse à échelle locale, trois constats majeurs ressortent :


1. Le premier, c’est un taux d’administration publique civile hypertrophié dans les départements et les régions d’outre-mer en Corse et en Île-de-France. Pour les premiers, c’est en raison de la faiblesse de structurelle de l’emploi privé et d’une fonction publique territoriale omniprésente. Pour la région parisienne, c’est la concentration des services centraux des ministères à Paris qui en est à l’origine. Les écarts entre les autres régions sont contenus avec un taux d’administration civile compris entre 64 et 74.
2. Le 2e constat bat en brèche une idée reçue. Contrairement à ce qui est parfois affirmé, les départements ruraux ne sont pas systématiquement défavorisés. Ils apparaissent notamment mieux pourvus en emplois publics hospitaliers que ceux de la région parisienne et si Paris fait partie des 5 mieux dotés, le bas de la liste est uniquement composé des départements faisant partie de l’Île-de-France. De façon plus globale, hormis la capitale, le taux d’administration tend à se contracter en région parisienne
3. Troisième constat, la contribution de l’emploi public à l’emploi local dévoile de très grandes disparités qui tendent à rééquilibrer les écarts de richesse entre les régions. L’emploi public, c’est un emploi sur 4 en moyenne, mais plus de 1 sur 2 en Guyane ou encore plus de 1 sur 3 dans les autres départements et régions d’outre-mer ainsi qu’en Corse. Dans ces territoires le marché du travail est sous perfusion de l’emploi public. À l’autre bout du spectre, les régions qui ont les marchés du travail les plus vigoureux (Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes ou Île-de-France) sont aussi les moins dépendantes.


En termes de dynamique, en prenant comme proxy de l’évolution de l’emploi public celle de l’emploi dans les services non marchands depuis 2017, on peut s’alarmer. Le problème ce n’est pas tant le haut de la distribution. On retrouve les mêmes (ou presque), mais le bas, avec des reculs en Guadeloupe (qui a connu des émeutes fin 2021), en Bourgogne-Franche Comté et Centre-Val de Loire, deux régions métropolitaines en perte de vitesse parmi les moins favorisées sur le plan de l’emploi et des revenus, l’emploi public cessant de jouer son rôle compensateur. Ce qui nous invite à placer au premier plan de la réflexion non pas le niveau de l’emploi public, mais son allocation, au plan local, comme des métiers.


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