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Il ne faut pas s’attendre à des miracles en matière de chômage cette année. Bien entendu, la croissance est de retour, mais elle ne peut pas garantir à elle seule la baisse du nombre de sans-emploi, car d’autres éléments vont venir perturber le jeu.

 

Le chômage ce n’est, en effet, rien d’autre que le résultat d’une course entre, d’un côté l’emploi, et de l’autre la population active. De la différence entre les deux dépend l’amélioration ou la dégradation du marché du travail. 

 

Les créations d'emploi vont ralentir en 2018


Côté emploi, il est clair que le retour de la croissance est un élément déterminant tant les deux variables sont liées, avec même en fin de période des créations nettes de postes plus dynamiques encore que le PIB : une preuve tangible du fameux effet d’enrichissement de la croissance en emploi, avec en miroir de faibles gains de productivité. Mais c’est un enrichissement précaire, car lié en partie à l’instauration d’une prime à l’embauche, qui s’ajoute à d’autres dispositifs de réduction du coût du travail comme le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (le fameux CICE), et tous les autres allègements de charges du Pacte de responsabilité et de solidarité.


Or, les effets de cette politique s’estompent, avec notamment l’arrêt de la prime à l’embauche. La productivité apparente du travail va donc de nouveau se caler sur sa tendance de long terme. La croissance va donc un peu s’appauvrir en emploi, et après être passées par un pic à 260.000 en 2017, les créations nettes dans le privé seront moins dynamiques cette année (l’écart représentant quand même 70.000 postes).


A ce décrochage va s’en ajouter un autre, celui de la baisse de l’emploi non-marchand, conséquence de la diminution des emplois aidés. François Hollande avait fait du retournement de la courbe du chômage l’alpha et l’oméga de la réussite de sa politique économique, et avait massivement activé le levier des emplois aidés. Maintenant que la perfusion est en partie débranchée, c’est le retour de bâton avec une chute du nombre de bénéficiaires, et en bout de course le repli de l’emploi non-marchand.


Ralentissement dans le privé, baisse dans le public, et faible progression de l’emploi non-salarié : le scénario pour 2018 est donc celui d’une décélération des créations nettes, à 185.000.


Et la population active va s'accroître

 

Côté population active, la tendance de fond est à la hausse, avec d’un côté l’arrivée de 800.000 jeunes sur le marché du travail, et de l’autre le départ de 650.000 séniors, soit une croissance spontanée de 150.000 personnes.


150.000 travailleurs en plus, 185.000 emplois créés : avantage aux créations d’emplois. Mais il y a un facteur supplémentaire à prendre en compte : le comportement d’activité des hommes et des femmes. Il est évident que des personnes qui étaient découragées dans leur recherche de travail par l’accumulation des mauvaises nouvelles sur l’emploi, se sont massivement réinscrites à Pôle emploi quand il a été annoncé un peu partout que les créations de postes étaient à nouveau en forte hausse. Un indice est donné par le nombre d’actifs disponibles ne faisant pas de démarche active de recherche d’emplois : il y en a 40.000 de moins selon notre estimation en 2017, signe du retour sur le marché du travail de personnes qui étaient jusqu’à maintenant sous le radar du chômage.


De même, les étudiants arrivent généralement plus rapidement sur le marché du travail quand la conjoncture est bonne, et ne jouent pas la montre comme durant les périodes de crise.


La course entre emploi et population active sera donc bien plus équilibrée cette année qu’en 2017. A 9,3% en moyenne annuelle en 2018, le taux de chômage ne diminuerait qu’à la marge. Certes, le pic de 2015 s’éloigne, mais on reste loin des niveaux d’avant crise où il était ancré en-dessous de 8%, signe d’un marché du travail toujours en convalescence.


Publié le mercredi 14 février 2018 . 3 min. 50

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