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Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

Audacieux, téméraire ou insensé ? Le 1er Ministre japonais semble avoir résolument choisi de jouer le tout pour le tout pour extirper l'économie japonaise de sa spirale déflationniste. Cette déflation qui gangrène le pays depuis près de 20 ans et qui provoque un attentisme fatal. Et c'est un traitement de choc, surnommé Abenomics, qui est appliqué. Un programme articulé autour de 3 axes en fait, décoché en 3 flèches, pour mieux traduire le nouvel élan combatif de l'exécutif. La première a été tirée dès janvier, c'est un plan de relance massif de 10 300 milliards de yens, l'équivalent de 80 milliards d'euros ou encore 2% du PIB. Le but redynamiser très directement l'économie par une politique de grands travaux. La seconde a été décochée en avril. C'est celle d'une politique monétaire non-conventionnelle qui comprend notamment l'achat massif d'obligations souveraines à long terme. Une politique qui doublera la base monétaire d'ici 2014. Le but : « reflatter » l'économie et faire baisser le yen pour relancer les exportations. La dernière a été libérée en juin dernier. Elle vise à engager les réformes structurelles. Le but : réanimer le potentiel de croissance. Une stratégie globale qui marie les mesures de soutien à l'activité de court terme, les 2 premières flèches, avec un projet de réformes à long terme, la 3e. Il faut insister ici sur le caractère exceptionnel de ce programme, taille XXL. Et dès le départ, les marchés financiers ont réagi avec enthousiasme et le Nikkei s'envole de près de 53% jusqu'au 22 mai. L'effervescence est un peu retombée depuis. Mais ce n'est pas l'essentiel : croissance, déflation, niveau du yen seront les juges de paix de l'Abenomics. La lutte contre le yen fort est d'autant plus primordiale que le Japon doit impérativement regagner des parts de marché pour relancer ses exportations dans un contexte de ralentissement du commerce mondial. Un enjeu crucial car les importations de matières énergétiques se sont envolées depuis l'arrêt du nucléaire. Et le taux de change réel effectif du yen (celui qui tient compte de la structure des changes et de l'inflation) a reculé fortement, de 17%, entre décembre dernier et mai 2013. Sans nul doute, cela a donné un coup de fouet aux exportations qui sont en nette progression. Mais attention, l'essai doit être transformé car dans le même temps, la faiblesse du yen renchérit les importations et si le déficit commercial s'est réduit, il reste conséquent. Côté déflation, les signes d'amélioration sont perceptibles et pour la 1er fois depuis près de 2 ans l'indice des prix de Tokyo, indicateur précurseur de l'indice national, a sorti la tête de l'eau et affiche une hausse de symbolique de 0,1%. Du côté du PIB, il est trop tôt pour en juger. Certes, la croissance s'est accélérée au 1er trimestre, en hausse de 4% en rythme annualisé, tout en étant équilibrée entre les moteurs internes et externes. Mais il serait fallacieux d'en accorder tout le crédit à la nouvelle politique. En revanche ce qui est sûr c'est que du crédit les Japonais en accordent à leur 1er ministre. C'est ce que montre la remontée du climat des affaires aussi bien dans sa composante actuelle que future, tout comme le moral des ménages qui s'améliore nettement. Alors certes cette politique n'est pas sans risque, et une flambée démesurée de la dette publique est son principal danger. Alors audacieuse, téméraire ou insensée la stratégie japonaise ? En tout cas une leçon de volontarisme à méditer.

Alexandre Mirlicourtois, Japon : la stratégie du tout pour le tout, une vidéo Xerfi Canal


Publié le lundi 8 juillet 2013 . 3 min. 46

Mots clés :

Economie mondiale

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