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13/04/202103:47

Si l’année dernière, la récession liée à la pandémie du coronavirus a été historique en Allemagne avec un décrochage de 5,3%, le pays a bien mieux résisté à la crise qu’anticipé et apparaît surtout bien plus solide que ses principaux voisins, notamment la France en chute de plus de 8%.


Une divergence liée à des conventions comptables et au BTP français


Le match des deux côtés du Rhin est pourtant bien moins déséquilibré qu’il n’y paraît. Les confinements ont mis la pagaille dans les statistiques et les comptables nationaux n’ont pas tous travaillé de la même façon, notamment dans leur manière de comptabiliser la mise à l’arrêt partiel de la fonction publique ce qui a un impact fort sur une ligne importante du PIB : « la consommation publique ». Une partie de la production des administrations étant non marchande, elle ne peut être évaluée comme celle des services marchands par référence aux prix du marché. Elle est donc estimée par la somme des coûts, notamment salariaux.


Or, les salaires ont continué d’être versés dans tous les pays. Pour les agents publics en télétravail ou sur site, leur production peut être considérée comme maintenue. Mais pour les autres, leur rémunération ne correspond plus à rien et leur situation s’apparente aux dispositifs d’activité partielle du privé. C’est une hypothèse, mais la part des agents publics dans cette situation a été évaluée au quart des effectifs en France, hors services de santé, pendant les près de deux mois de confinement.


De fait, production et valeur ajoutée des administrations s’en sont retrouvées réduites entraînant un recul de la consommation finale des administrations publiques de 3,1% en 2020 quand elle a continué de progresser de 3,3% en Allemagne, les statisticiens outre-Rhin n’ayant pas effectué ce type de redressement. Cela a finalement coûté 0,7 point à la croissance côté français et en a rapporté autant côté allemand. C’est près de la moitié de l’écart entre les deux pays qui est ainsi expliqué.


Second facteur à intégrer la mise à l’arrêt quasi général du BTP pendant les 45 jours ouvrables du 1er confinement en France alors que les chantiers ont continué de tourner en Allemagne avec comme conséquence l’effondrement de 14,5% de la richesse générée par la construction en France quand elle a continué de s’élever de près de 2% de l’autre côté du Rhin. Cela a ôté près de 1 point à croissance française et donné un léger coup de pouce à celle de l’Allemagne.


Les deux atouts de l’Allemagne pour surmonter la crise


Les conventions comptables, l’embolie ponctuelle de la construction française… il y a un côté artificiel aux écarts de performances entre les deux pays, laissant entrevoir une plus grande convergence à venir. Oui, mais, en même temps, vont jouer deux facteurs, sources de nouveaux écarts liés à la fois aux caractéristiques propres des deux économies et à la force de la réponse budgétaire :


1. C’est le poids et la puissance industrielle qui feront la différence en sortie de crise et dans ce domaine, l’Allemagne est considérablement avantagée : avant la pandémie, l’industrie manufacturière allemande était à l’origine de près de 22% de l’ensemble de la richesse créée par le pays, contre à peine plus de 11% pour la France. De surcroît, le moteur industriel allemand est davantage alimenté par la croissance des demandes venues du grand large, de l’Asie déjà sortie d’affaires ou des États-Unis sur le point de passer à la surmultipliée. Le commerce mondial est reparti, l’Allemagne est dans les « starting blocks », la France suivra, mais de très loin.


2. Second facteur, l’économie allemande peut prendre appui sur une accumulation d’excédents budgétaires importants avant la pandémie et dispose de marges de manœuvre que les autres n’ont pas, certainement pas la France. Quant aux réserves d’épargne des particuliers, elles sont plus importantes en Allemagne où le taux d’épargne financier a atteint plus de 12% du revenu disponible brut des ménages qu’en France (10,3%).


Une conclusion s’impose : alors même que son économie tournait au ralenti avant la crise du Covid-19 et qu’elle semblait condamnée à remettre en cause son modèle productif, force est de constater que c’est l’Allemagne qui dispose aujourd’hui des meilleurs atouts pour surmonter les temps difficiles et faire la course en tête devant la France.


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