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ACCUEIL ECONOMIE Décryptage éco La résurrection de l'Italie...
https://player.vimeo.com/video/129774448?autoplay=1 Alexandre-Mirlicourtois-La-resurrection-de-l-Italie-et-l-effet-Renzi-3789.jpg
08/06/201503:57

Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

 

Le 13 mai 2015 est une date historique pour l’économie italienne. C’est le jour où l’Istat, l’équivalent de l’INSEE, a annoncé la sortie définitive du pays de sa troisième récession en 6 ans avec un PIB en hausse de 0,3% au 1er trimestre. Certes l’Italie a connu plusieurs faux redémarrages, mais cette fois ci la croissance semble s’enraciner et la reprise économique est plus nette. Il y a d’abord la confiance qui est de retour.

 

Du côté du consommateur, le moral s’améliore. L’indicateur a gagné 25 points depuis son dernier point bas de 2013 et se situe désormais nettement au-dessus de sa moyenne de long terme. Il faut remonter au début des années 2000 pour trouver trace d’un tel niveau. La désinflation importée et l’euro faible comme partout en Europe joue un rôle clé dans cette embellie. Mais l’action de Matteo Renzi depuis 15 mois, en totale rupture avec celle de ses prédécesseurs, n’y est pas pour rien non plus. La ligne directrice est claire : croissance d'abord, respect du pacte de stabilité ensuite.

 

Ménages, entreprises, investissement public c’est un véritable plan de relance qui a été mené depuis mars 2014. Son but : réanimer la demande intérieure. Un choix fort, en cohérence avec ce qu’est l’Italie. L’Italie c'est le royaume des PME et des micro-entreprises. Elles forment la quasi-totalité d'un parc fort de plus de 6 millions d'entreprises,  deux fois plus que celui de la France ! Or, par nature ces petites unités sont branchées sur la demande domestique. Et ça marche ! La demande intérieure est sortie de sa léthargie permettant de stopper la casse dans le tissu économique : les dépôts de bilan ont baissé de 15,5% au 1er trimestre par rapport à la fin 2014. Mais il faut surtout mentionner l’effort des industriels italiens qui peu à peu ont recentré leur stratégie sur la conception, le marketing et la qualité des produits pour défendre leur position. 

 

D’après une note du Conseil d’analyse économique sur 102 secteurs analysés, l’Italie place 65 produits dans le top 10 des meilleurs pays de l’OCDE en termes de compétitivité hors prix. Un seul fait mieux, l’Allemagne avec 85 secteurs. La France, par exemple, est au 7ème rang avec 55 secteurs. Le bilan est là, les exportations de biens sont à un plus haut niveau historique et elles dépassent, en cumul sur 3 mois, 100 milliards d’euros. C’est beaucoup. Beaucoup plus que les importations si bien que le solde du commerce extérieur flirte désormais avec la barre des 15 milliards d’euros. Et ce ne sont plus des excédents de récession lié aux conséquences de l’asphyxie de la demande domestique sur les importations, mais des excédents liés au succès international du made in Italy et au resserrement de l’offre sur les meilleurs entreprises après une décennie d’écrémage.

 

Avec l’affermissement de la demande globale, le taux d’utilisation des capacités de production remonte. A 76,1% Il surpasse même désormais de 1 point sa moyenne de long terme ce qui est de bon augure pour l’investissement productif. Plus sollicitées, les entreprises ont naturellement  repris le chemin de l’embauche. D’autant que s’ajoutent les effets bénéfiques du Job Act. Du donnant-donnant entre l’Etat, les entreprises et les salariés. La fiscalité encourage les CDI plutôt que les CDD et si le licenciement est facilité pendant 3 ans, il devient de plus en plus compliqué et couteux ensuite.  Bien entendu, le rythme d’assainissement des dépenses publiques a ralenti avec Renzi mais la machine est relancée. C’est fondamental car les intérêts de la dette ont grimpé jusqu’à représenter 5% environ des richesses produites par an. Ce n’était pas tenable et entre faire de la croissance ou faire défaut, l’Italie a choisi la croissance.

 

Alexandre Mirlicourtois, La résurrection de l'Italie et l'effet Renzi, une vidéo Xerfi Canal TV


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Mots clés : Europe / Zone euroPIBCroissanceItalieRenziIstat

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