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https://player.vimeo.com/video/121533104?autoplay=1 Alexandre-Mirlicourtois-Le-balancier-courant-americain-1278.jpg
14/11/201202:48

Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur des études de Xerfi

Les Etats-Unis se réindustrialisent. Pour s’en convaincre, il suffit de comparer la progression de la production industrielle américaine  à la trajectoire européenne. Cette ré-industrialisation concorde avec une autre évolution majeure de l’économie américaine. Je veux parler de l’amélioration de sa balance courante, c'est-à-dire de sa position vis à vis de l’extérieur. Ce solde s’est dégradé de façon spectaculaire jusqu’à la fin 2006. Il tombe alors à -821 milliards de dollars. Il se redresse ensuite jusqu’en 2010, quatre ans au cours desquels le déficit est divisé par deux. Un déficit qui est aujourd’hui d’environ 500 milliards de dollars. Ré-industrialisation d’un côté, amélioration du solde courant de l’autre, la tentation est grande d’associer les deux. Sauf que c’est une fausse piste. Pour bien comprendre, il faut s’intéresser aux composantes de la balance courante. Première composante, la balance des marchandises. La ré-industrialisation devrait en principe agir en faveur d’un rééquilibrage des échanges de marchandises. Or, il n’en est rien. Le déficit commercial a certes diminué en 2008-2009. Sous l’effet de la récession, les importations de biens avaient chuté. Mais à partir de 2010, le déficit commercial s’est creusé à nouveau fortement. Pour approcher son plus bas historique fin 2011. Dès lors, l’écart entre les déficits, courant et commercial, n’a jamais été aussi important. Alors, comment expliquer l’amélioration de la balance courante américaine ? La balance des services et celle des revenus et des transferts ont joué un rôle majeur dans ce redressement. Les services, d’abord. L’excédent s’améliore nettement et devrait approcher 180 milliards de dollars cette année. D’abord grâce à la montagne de recettes tirées des royalties et licences pour 80 milliards de dollars environ. Des recettes provenant de la puissance du soft-power américain, notamment d’Hollywood. De leur côté, les services financiers dégageront 56 milliards d’excédent environ cette année. C’est la force de Wall Street. Le tourisme, 3ème poste principal, sera aussi nettement positif avec 40 milliards de dollars. Quant au solde des transferts courants et des revenus, il frôle un sommet proche désormais de 100 milliards de dollars. C’est là, la force des multinationales américaines et leur capacité à capter les revenus de leurs activités et de leurs investissements réalisés à l’étranger. Bonne nouvelle, c’est peut être le signe que les multinationales américaines réinvestissent les profits réaliser à l’extérieur pour se redéployer sur leur territoire national donc relocalisent. Mauvaise nouvelle, cela induit pour le moment un nouveau flux d’importations et son impact immédiat et bien de détériorer la balance courante.

Alexandre Mirlicourtois, Le balancier courant américain, une vidéo Xerfi Canal


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Mots clés : Economie françaisePrévision et conjoncture

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