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Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

Quels sont les secteurs qui vont faire le plein du CICE ? Pour le déterminer il est nécessaire de rappeler deux points fondamentaux de ce dispositif qui concerne toutes les entreprises privées :

1. Le CICE porte sur 4% de la masse salariale brute versée sur l'exercice 2013 et est passé à 6 % cette année.

2. Une limite a été fixée aux salaires inférieurs à 2,5 fois le SMIC.

Le montant du gain dépend donc uniquement de deux variables :

1. Du poids de la masse salarial.

2. Du niveau des salaires. Plus précisément de leur répartition par niveau.

Suivant cette logique, ce sont les secteurs situés dans la partie basse de la matrice qui vont le plus profiter de la nouvelle disposition, la dernière case étant celles des secteurs chocs du CICE, ceux les plus intensifs en main d'?uvre et les plus denses en bas salaires. Regardons d'abord du côté du poids de la masse salariale dans la valeur ajoutée : c'est dans le BTP (78%) qu'elle est la plus élevée, suivis des services (73%), puis de l'ensemble formé par le commerce, l'hôtellerie-restauration et le transport (67%). L'industrie et la branche « Information-communication » ferment le banc. C'est une première indication. Il faut la compléter par la partie de la masse salariale concernée par le CICE. D'après le CGSP c'est dans l'hôtellerie-restauration que ce taux est le plus important (90%). Les services aux entreprises « standards » et la construction sont également bien placés. A l'autre bout, les professions à plus forte valeur ajoutée des services. Le croisement des deux informations permet alors d'établir une cartographie assez précise : l'hôtellerie-restauration, la construction et un peu plus loin derrière le commerce de détail forment le trio gagnant du CICE. Avec une précision, dans une même profession les écarts peuvent être gigantesques : ce n'est pas le petit resto ou commerce de quartier, ni le petit hôtel indépendant, qui vont le plus profiter du CICE, mais bien plus les grandes chaines organisées. Le cas des services est plus ambigu. Pour les services aux ménages, le manque de structuration de l'offre ne leur permet pas de tirer pleinement profit du dispositif malgré le poids des salaires et leurs faibles niveaux. Pour les services aux entreprises c'est l'éparpillement avec d'un côté les services standards comme le nettoyage industriel, les services de sécurité qui font le plein et de l'autre, les services à plus forte valeur ajoutée comme l'audit ou l'informatique où le niveau de rémunération des collaborateurs dépasse souvent les 2,5 SMIC. Quant à l'industrie elle n'est pas la mieux lotie :

1- branche la plus capitalistique de l'économie, le poids de la masse salariale y est plus réduit.

2- le personnel est souvent qualifié donc les salaires plus élevés que la moyenne. Ce constat est-il rédhibitoire en termes d'effet sur la compétitivité ? Peut-être pas car il faut distinguer l'effet mécanique et la diffusion à plus long terme.

Au final, ce sont les donneurs d'ordre qui ont le plus grand pouvoir de marché qui vont engranger les gains en mettant sous pression la sous-traitance. Certains exportateurs peuvent s'y retrouver. Moins fort et moins vite pourtant que s'ils avaient bénéficié d'un avantage direct en plus de l'effet indirect. Or monter dans le train de la reprise européenne est bien une question d'urgence.

Alexandre Mirlicourtois, Le choc du CICE : les grands gagnants, une vidéo Xerfi Canal


Publié le lundi 24 février 2014 . 3 min. 58

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