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Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

 

Où chercher les facteurs favorables à une reprise dans la zone euro ? L’exercice n’a pas de valeur prévisionnelle, mais il permet de mettre en lumière des signaux faibles auxquels peu d’économistes accordent de crédit.  Premier constat. Les récentes annonces de la BCE ont accentué la correction de l’euro face au dollar, une correction amorcée au début de l’été lorsque l’institution de Francfort avait annoncé une première série de mesures. Sous 1,28 dollar fin septembre, la monnaie unique est tombée à son plus bas niveau depuis juillet 2013. Une dépréciation favorable aux entreprises exportatrices. Les dernières études en date montrent en effet qu’une dépréciation de 10% de l’euro accroitrait les exportations en volume de la Zone de 3%. Un euro plus faible c’est aussi un aimant à capitaux américains en mal d’investissement direct : 1- parce que les cibles libellées en euros deviennent de très bonnes affaires. 2- Parce que le risque de change baisse. Au fur et à mesure que l’euro diminue, le potentiel d’une baisse ultérieure diminue aussi. Un euro plus faible, c’est enfin une arme anti-déflation. La chute de l’euro c’est donc le moyen d’accrocher l’Europe à la reprise américaine. Deuxième constat, les taux d’intérêt sont au plancher. L’Euribor 3 mois, qui est un indicateur du coût du financement de l'investissement des entreprises et du cycle d'exploitation, est tombé sous le plancher de 0,1%. C'est presque rien. C'est inédit. Ces taux bas facilitent le financement des projets porteurs. Ils simplifient surtout la gestion quotidienne et réduisent ainsi la mortalité des entreprises. C’est un élément supplémentaire qui peut faciliter une reprise. Troisième constat, les prix des matières premières plongent,  comme le montre l’évolution de l’indice GSCI, représentatif d’un panier de commodités, les cours ont décroché de 13% depuis le début de l’été.  Bien entendu, le mouvement est moins marqué en euro compte tenu des évolutions de change, mais la tendance est aussi au dégonflement avec un recul de 8%. C’est une double bonne nouvelle. A la fois pour les industriels qui ne voient pas s’alourdir leurs coûts d’approvisionnement malgré la dépréciation de l’euro. Mais aussi pour les ménages, via l’allègement du coût de l’énergie. Quatrième constat. Les effets richesse sont de retour. Les Bourses européennes sont nettement reparties à la hausse depuis le milieu de 2012. Elles ont toussé en août dernier, mais elles ont repris le chemin de la hausse depuis la rentrée et beaucoup d'éléments favorables jouent en faveur d'un cycle haussier qui pourrait être de grande ampleur.  A cela s’ajoute maintenant dans plusieurs pays, des prix de l’immobilier à nouveau en progression. Cinquième et dernier constat. Les mesures de consolidations budgétaires qui ont exercé une ponction supérieure à 4 points de PIB de 2010 à 2013, redeviennent plus neutres. Alors bien sûr, la raison penche pour une reprise molle en Europe mais oui il existe aussi des éléments favorables à un scénario plus optimiste, dont l’appréciation du dollar a souvent par le passé été le signal.

 

Alexandre Mirlicourtois, Les signaux favorables à une reprise en zone euro, une vidéo Xerfi Canal


Publié le mardi 30 septembre 2014 . 3 min. 24

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