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ACCUEIL ECONOMIE Libre propos La Chine et les menaces des...
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01/06/202105:04

La Chine a lancé son projet de « nouvelles routes de la soie » en 2013 dont les objectifs présentés sont :
- Améliorer les voies de communication ; 
- Favoriser la coopération entre les pays membres,
- Développer des flux permettant à la Chine de sécuriser ses approvisionnements en matières premières et favoriser l’exportation des biens qu’elle produit pour le reste du monde.

Le projet repose principalement sur la rénovation, l’acquisition ou la construction d’infrastructures de transports :
Portuaires : le port du Pirée en Grèce, cédé en pleine crise grecque et que la Chine, via l’entreprise publique de transport maritime Cosco, souhaite agrandir pour en faire une plaque tournante du commerce en Méditerranée ;
Ferroviaires : projet de construction du chemin de fer Nairobi-Mombasa financé à 90% par un prêt accordé par la banque d'exportation et d'importation de Chine ;
Routier : la modernisation des routes permettant de rejoindre l’Europe avec une transformation en autoroute ou en 4 voies,
Le projet concerne également des aéroports, des pipelines, des centrales électriques, etc.


Les projets financés sont entre la Chine et les pays d’Asie et d’Europe situés le long des anciennes routes commerciales de la Soie, mais également des projets sur le continent africain. Toutefois, en 2020, plus des deux tiers des pays du monde avaient signé des accords bilatéraux avec la Chine dans le cadre de cette initiative.

Les nouvelles routes de la soie posent des questions à la fois sur les rapports entretenus par la Chine avec les pays participants, mais également sur la question environnementale alors que le gouvernement chinois affiche l’ambition d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2060.


La Chine a investi environ 90 milliards de dollars par an dans cette initiative depuis son commencement en 2013. Il s’agit là d’une estimation au regard des différents acteurs intervenants dans le financement et l’absence de données consolidées. Les investisseurs sont :
- Les banques commerciales détenues par l’État (la Banque agricole de la Chine, la Bank of China (BOC), la China Construction Bank (CCB), laBanque industrielle et commerciale de Chine);
- La Banque de développement de Chine ;
- La Banque d'exportation et d'importation de Chine,
- Les fonds d’investissement, comme par exemple le fonds de la route de la Soie.


La question environnementale n’est pas un sujet central de ce projet, une étude du World Resources Institute (WRI) estime qu’entre 2014 et 2017 :
- 91 % des crédits accordés conjointement par les six grandes banques chinoises,
- 61 % des prêts de la China Development Bank (CDB) et de la banque d’import-export chinoise (China Exim Bank), finançaient des énergies fossiles.

La Chine continue à développer des centrales à charbon sur son sol, mais en développe également dans des pays partenaires du projet ce qui va à l’encontre de ses ambitions environnementales :
La neutralité carbone d’un pays ne peut pas se faire au détriment d’un autre !
- Rappelons que les infrastructures financées aujourd’hui vont conditionner la trajectoire de développement des décennies à venir.

Il est vrai qu’en avril 2019, des principes pour un investissement vert ont été signés par des institutions comme la Banque de développement et la Banque d'exportation et d'importation de Chine, mais il reste à observer si les principes seront transformés en actions concrètes et profondes. 

Par ailleurs, cette réflexion ne peut pas se faire sans un questionnement plus large sur :
- Le système productif actuel ;
- La consommation massive de ressources naturelles ;
- L’harmonisation par le haut des normes sociales et environnementales,
- La définition de critères communes d’investissements durables.

Autre question soulevée par les Nouvelle routes de la Soie : l’endettement des pays partenaires, dont les capacités de remboursement ont été affaiblies par la crise. Depuis 10 ans, la Chine a prêté des sommes conséquences. Elle détient 63% de la dette combinée due aux pays membres du G20, contre 45 % en 2013.

Au-delà du risque économique, l’action de la Chine fait l’objet de vives critiques dans plusieurs pays partenaires du projet :
- Au Pakistan où elle est accusée d’occuper de force leurs terres et où des ressortissants chinois ont fait l’objet d’attaques.
- Des accusations de corruption comme en Éthiopie et au Kenya où les projets financés semblent n’avoir pas ou peu de viabilité économique.
- Autre critique, l’endettement serait un moyen pour la Chine de prendre la main sur des infrastructures stratégiques dans les pays en défaut de paiement.
- Toutefois, certaines dettes sont en cours de négociation pour annulation ou rééchelonnement.

Ainsi, le projet de nouvelles routes de la soie permet le développement d’infrastructures et d’améliorer les flux de la mondialisation. S’il présente des apports manifestes, il est également un outil géopolitique majeur pour la Chine à laquelle le reste du monde peine à répondre. 


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