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Taïwan, ou République de Chine, n’est reconnue que par une poignée d’État dans le monde, et pourtant ce pays est souvent présenté comme un modèle de développement économique et est connu dans le monde entier pour sa production de semi-conducteurs.

Malgré une situation géopolitique complexe, Taïwan a su développer des activités industrielles dont la plus connue est celle des semi-conducteurs, où le pays détient 85% des parts de marché, avec des acteurs reconnus dans le monde entier comme TSMC et MediaTek.

Depuis 2016 et l’arrivée au pouvoir de l’actuelle Présidente de la République, le gouvernement a mis en place un plan de modernisation qui a pour but de construire une Silicon Valley taïwanaise et de s’inspirer de l’industrie 4.0. Le pays bénéficie d’un écosystème de start-up qui œuvrent dans différents domaines, notamment celui de la 5G avec l’ambition de développer un réseau 5G en opensource avec l’appui de l’Université.

Toutefois, Taïwan n’a pas attendu 2016 pour agir sur le plan industriel. Dès les années 1980, un tournant politique a été pris afin de favoriser le développement des technologies émergentes et des hautes technologies.

Il y a également eu un travail sur la meilleure maîtrise de la chaîne de valeur de la fabrication des semi-conducteurs. Ce point est d’autant plus critique que les technologies autour des semi-conducteurs nécessitent des évolutions technologiques rapides, constantes et représentent d’importants investissements financiers.

Toutefois, la spécialisation forte de Taïwan dans l’industrie des semi-conducteurs est aussi une faiblesse. Cette industrie représente 15% du PIB :

- TSMC contribuerait à elle seule à 3,5% du PIB et 28% de la capitalisation boursière de Taïwan ;
- Les autres entreprises de cette industrie représenteraient plus de 50% de cette capitalisation,
- Les composants électroniques représentent une part majeure des exportations.

Le très fort développement de l’industrie des semi-conducteurs peut également nuire au développement d’autres activités car :

- Il attitre la majorité des nouveaux diplômés ;
- Capte de nombreux moyens financiers,
- Consomme de nombreuses ressources, en particulier en énergie et en eau.

Il est nécessaire pour Taïwan de se développer dans d’autres secteurs industriels. Par exemple, le gouvernement actuel mise sur l’industrie spatiale et en a fait une priorité. Taïwan dispose déjà de plusieurs compétences techniques pour produire des systèmes embarqués à bord d’engins spatiaux et entend être autonome d’ici à 2025 dans la fabrication de 80% des composants clés des satellites et veut développer des petits lanceurs de satellites.

Le pays exporte massivement ce qui lui permet d’avoir une balance commerciale excédentaire, mais souffre d’une dépendance à la Chine où sont réalisées de nombreuses exportations, mais aussi de nombreuses importations.

En outre, la sortie du nucléaire d’ici à 2025 va nécessiter une accélération du développement des énergies renouvelables, en particulier au regard des investissements industriels annoncés par TSMC qui vont contribuer à augmenter les consommations d’énergie.

Enfin, l’industrie des semi-conducteurs consomme beaucoup d’eau. Le pays a déjà été confronté à des épisodes de sécheresse où le maintien de la production des semi-conducteurs s’est fait au détriment d’autres productions, notamment agricoles.

L’ambition de construire des usines aux USA, en Europe ou au Japon peut donner le sentiment que cela va réduire la part de valeur produite sur le territoire de Taïwan, mais c’est aussi une alternative aux problèmes récurrents d’eau que rencontrent le pays en raison d’une industrie énergivore et consommatrice de ressources.


Publié le mardi 11 octobre 2022 . 3 min. 36

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