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Les innovations sont partout, multiples et prometteuses. Il suffit d’imaginer les applications possibles dans 5, 10 voire 15 ans des scanners 3D, du Big Data, ou encore de l’intelligence artificielle. Nos vies ont été drastiquement changées ces dernières années par Google, Youtube ou encore Twitter. Pour autant, l’économie reste désespérément atone et l’investissement privé sous ses niveaux d’avant la crise de 2008 dans la plupart des pays développés.

 

L’une des explications, mais pas la seule évidemment, peut être que ces innovations sont proposées souvent gratuitement, ce qui complique la tâche des économistes qui peinent à mesurer leur impact exact sur l’activité économique.

 

Surtout, cela devient un réel problème pour les investisseurs dans leur stratégie d’allocation du capital puisqu’ils ne peuvent pas se baser sur les rendements présents et passés pour anticiper la valeur possible d’un actif. Prenons l’exemple du téléviseur. Lorsqu’un consommateur en achète un, cela génère un profit immédiat pour le producteur. Mais il y a aussi, aujourd’hui, tout un panel de services gratuits qui n’entrainent pas d’apport de richesse supplémentaire.

 

Nos sociétés contemporaines reposent de plus en plus sur une économie de l’information où les innovations n’engendrent pas automatiquement un retour sur investissement. Certaines entreprises, comme Facebook, sont parvenues à trouver un business model rentable à travers la publicité et la collecte des informations des utilisateurs vendues à d’autres acteurs mais toutes n’y sont pas parvenues. Beaucoup peinent à être rentables. Instagram et Snapchat sont parmi les plus populaires applications mobiles de partage avec respectivement 100 millions et 30 millions d’utilisateurs actifs mais elles ne génèrent pas de profit. Les entreprises les plus chanceuses sont soutenues par des sociétés de capital-risque qui sont encouragées à investir dans la perspective d’une introduction en bourse.

 

Pour celles qui ne peuvent pas compter sur une future introduction en bourse, seuls les donations et les financements publics peuvent leur permettre de subsister. En France, la crise des sites d’information en ligne montre les limites évidentes du tout-gratuit. Il faudra probablement que les consommateurs se résolvent à accepter de payer pour tous les services auxquels ils ont accès grâce à la nouvelle économie. C’est le seul moyen pour faire que les investissements privés soient de nouveau rentables et que le cycle d’innovations se poursuive.

 

Christopher Dembik, La montée des services gratuits est incompatible avec la croissance, une vidéo Xerfi Canal TV.



Publié le mercredi 6 juillet 2016 . 2 min. 49

Mots clés :

Economie

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