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Climat et biodiversité : qui est vraiment responsable ?

Publié le mardi 15 novembre 2022 . 3 min. 12

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L’humanité est en train de vivre une crise profonde, dont elle ne peut espérer sortir par le haut que si elle en comprend la nature. Et ce n’est pas en en reportant la responsabilité sur elle-même, qu’elle a quelque chance d’y arriver.


C’est pourtant bien ce que font tant d’analyses qui fustigent « l’Homme » de ses comportements prédateurs qui lui font détruire son biotope. Ou qui désignent d’un « nous » indifférencié le responsable de la crise actuelle. Comme si un chômeur en fin de droit ou un réfugié rohingya avaient la même responsabilité qu’un milliardaire !


Si « l’homme » transforme son environnement au point d’y mettre en péril sa propre survie, c’est qu’il est comme le scorpion qui pique la grenouille qui lui faisait passer la rivière, il ne peut pas s’en empêcher car c’est sa « nature ».


Il ne resterait donc qu’à s’y résigner en occupant du mieux possible le temps qui nous reste.


Dès lors, on ne peut que trouver vaines les propositions qui sont avancées pour pallier le réchauffement climatique ou la perte de biodiversité.


Car si c’est dans la « nature » de l’espèce humaine de se comporter comme elle est en train de le faire, on n’a pas assez souligné le double paradoxe que constituait ce diagnostic.


D’une part, il devient impossible de changer de comportement. Ni la morale, ni la raison, ni les incitations ne peuvent aboutir à nous transformer profondément. Ainsi, en mettant en avant cette mauvaise abstraction qu’est « l’homme », qui serait responsable de ces désastres, on fait le jeu des êtres bien concrets, (grands financiers, patrons de multinationales, responsables (ici le mot est juste) politiques au pouvoir), qui décident de poursuivre vers l’abîme, privilégiant le court terme de leur passage terrestre et du maintien de leurs privilèges à toute autre considération. Bien loin d’une « nature » qui nous pousserait à aller dans le mur, ce sont dans des rapports de force et des luttes d’intérêts tout à fait concrets que l’on doit chercher l’explication des comportements des uns et des autres et l’inefficacité des politiques menées.


Mais d’autre part, et c’est le second paradoxe, comme ces « solutions » sont proposées par ces mêmes membres de notre espèce, ils ne peuvent que suivre leur « nature » commune. Aussi, quelle que soit la sincérité de leurs convictions, pourquoi croient-ils qu’elles puissent avoir de l’effet ? Par hypothèse, ils sont des humains comme les autres. Si on croit vraiment à une nature humaine éternelle, il n’y a pas lieu de supposer l’existence d’êtres différents. Et seraient-ils plus lucides ils finiraient comme tout le monde par piquer leur grenouille.


Et ce n’est pas une question de « volonté politique » comme on l’entend souvent. Comme si la volonté politique était une ressource exogène déjà-là qu’il suffirait de mobiliser quand le besoin s’en fait sentir, alors même que les cinquante ans qui viennent de s’écouler donnent la preuve du contraire. Jamais le besoin d’agir n’a été aussi grand et jamais il n’a été plus évident que la « volonté politique » n’est que l’expression d’un rapport de force, pour l’instant en faveur de ceux qui ont intérêt au statu quo. Il est douteux qu’ils soient prêts à renverser la table où ils sont si bien nourris.


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