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Croissance : la fin de la mondialisation heureuse

Publié le mardi 17 mai 2011 . 4 min. 45

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Le mini-krach du 5 mai ne doit pas faire illusion. Les matières premières sont bel et bien orientées à la hausse. Par conséquent, l'inflation va continuer à se propager. Les cours des matières premières et de l'énergie ont chuté avant de rebondir aussi vite. Cela signifie simplement que les marchés ont sur-réagi, comme d'habitude, à une inflexion majeure de l'économie mondiale. La croissance commence en effet à ralentir et les marchés deviennent nerveux. Mais plus profondément, les mécanismes de la mondialisation heureuse sont en train de se gripper. Dans les pays avancés, des politiques monétaires et budgétaires accommodantes avaient fait rebondir la croissance. Cette phase est révolue. Voilà venu le temps des politiques restrictives qui freinent la demande. De plus, l'inflation lamine désormais la compétitivité des pays les plus dynamiques, comme la Chine. Cette augmentation des coûts, qui gagne les pays émergents, se transmet aux pays avancés. Nous sommes arrivés au terme de la période de désinflation. Une désinflation qui s'était conjuguée à la hausse du crédit pour stimuler la consommation ces vingt dernières années. La demande est à son tour rongée par l'inflation. C'est surtout vrai en Europe, où le ralentissement va s'amplifier lorsque les effets conjugués des politiques restrictives donneront leur pleine mesure. Certes, l'Allemagne a les moyens de relancer. Mais notre voisin d'outre-Rhin peine aussi à juguler l'inflation. Il est peu probable qu'il accepte de jouer le rôle de locomotive. La hausse des taux d'intérêt en Chine, dans les autres pays émergents et en Europe, est une autre inflexion majeure. Bien sûr, la Réserve fédérale américaine persiste à faire cavalier seul en alimentant généreusement la création monétaire. Mais il ne faut pas s'y tromper : la période de liquidités surabondantes va prendre fin. Une conclusion s'impose. Ces inflexions majeures nous conduisent droit vers une décélération de l'économie mondiale. Celle-ci va devenir évidente au second semestre 2011. La bonne nouvelle, c'est que les pays émergents seront alors moins compétitifs. Cela va freiner les délocalisations. La mauvaise nouvelle, c'est le maintien du « chacun pour soi » des deux côtés de l'Atlantique, c'est la suite du « sauve-qui-peut » du nord au sud de l'Europe. Les Etats-Unis vont continuer à faire du dollar faible une arme de défense massive. De son côté, l'Allemagne ne se laisse imposer des mesures de solidarité que contrainte et forcée. Dans ce contexte, la ligne de rupture ne semble plus très loin. L'Europe du Sud est un champ industriel dévasté. La reconstruction de son tissu productif apparaît improbable entre un euro fort, des taux d'intérêt élevés et une Allemagne excédentaire. Quant à la France, elle s'éternise à faire semblant. Sa situation n'est pourtant guère reluisante avec un déficit commercial record au premier trimestre 2011, un niveau d'activité de son appareil productif retombé dix ans en arrière, le délitement de son tissu d'entreprises et une inflation venue casser le moteur sacré de la consommation. Les prochaines années s'annoncent encore plus compliquées. En ce début de période pré-électorale revient une question lancinante. Mais quel candidat aura le courage de dire la vérité aux Français ?


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