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Hausse de l'Euro : faut-il s'en alarmer ?

Publié le mercredi 6 septembre 2017 . 3 min. 48

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Le symposium de Jackson Hole, où se réunissent depuis 1982 les grands banquiers centraux de la planète, est devenu un moment clé de la finance mondiale et de la coordination entre banques centrales. C’est là que Mario Draghi a annoncé en 2014 le ralliement de la BCE au quantitative easing, et que la BCE, avec l’assentiment de la FED, s’est engagée dans une stratégie de dépréciation de l’euro. Ce compromis de Jackson Hole a été décisif pour extraire l’Europe de la spirale déflationniste dans laquelle elle s’engageait, et pour la mettre sur les rails de la reprise qu’elle connaît aujourd’hui.


En effet, c’est à ce moment que l’euro a entamé son décrochage par rapport au dollar, puis s’est installé dans un long tunnel de faible fluctuation autour de 1,10. Une plage de stabilité de plus de deux ans et demi, qui signe la trêve dans la guerre des devises et parachève l’alignement des astres (taux d’intérêt bas, euro faible, pétrole bon marché).


La remontée de l'euro vient perturber l'équilibre


Mais là, la récente revalorisation de l’euro par rapport au dollar vient mettre un terme à ce compromis stabilisant. Et l’attentisme, cette fois-ci, de Draghi et Yellen au dernier symposium n’a fait qu’aggraver les choses. Faut-il s’en alarmer ? La guerre des devises et peut-être des taux est-elle réenclenchée ? La reprise européenne, à peine consolidée, est-elle déjà menacée de buter sur l’étouffoir monétaire ?


Soulignons d’abord que la remontée de l’euro ne constitue pas en soi une anomalie, ni une forte menace macro-économique. Il suffit de considérer le taux de change effectif réel pour s’en rendre compte. Celui-ci prend en compte et pondère l’ensemble des devises avec lesquelles la zone euro commerce, ainsi que les évolutions différenciées d’inflation (puisque moins d’inflation accroît la compétitivité d’une devise). Force est de constater, au regard des évolutions longues, que l’euro demeure dans une zone de confort, même à 1,20, vis-à-vis du dollar. Très loin des sommets qui pénalisaient sa croissance.


Pas (encore) de retour à la guerre des devises


L’euro remonte, alors que la zone euro accumule des excédents record avec le reste du monde. Alors aussi que le différentiel d’inflation lui est favorable depuis de nombreuses années. Alors qu’elle tend à résorber son déficit de croissance avec les Etats-Unis et que ses marchés d’action sont à la traine des Etats-Unis et disposent de marges de hausse supérieures à celles des États-Unis… Rien d’anormal, alors, à voir les marchés jouer à la hausse la devise européenne et tester de nouveaux seuils. On ne saurait parler de retour de la guerre des devises à ce stade. La FED a fait son job coopératif jusqu’ici et joue logiquement l’attentisme aujourd’hui.


Il est donc trop tôt pour lancer un cri d’alerte. Il n’en reste pas moins que les cycles de change, lorsqu’ils sont entamés, s’arrêtent rarement à mi-chemin. Et que l’on peut s’interroger sur l’ampleur du mouvement, et se demander où va s’installer le nouveau point d’équilibre… sachant que l’heure est plutôt guerrière sur le plan commercial côté américain, que le destin de Janet Yellen à la tête de la FED est loin d’être assuré, et que le régime de faible taux exaspère de plus en plus côté allemand. Ce ne serait pas la première fois que le change irait brimer un processus de reprise en Europe, lui empêchant de prendre toute son ampleur.

 

Olivier Passet, Hausse de l'Euro : faut-il s'en alarmer ?, une vidéo Xerfi Canal Economie.


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