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La France championne du monde de la dépense sociale

Publié le lundi 10 septembre 2018 . 5 min. 02

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La France, championne du monde de la dépense sociale. Oui, c’est vrai. Il y a au moins trois façons d’établir ce résultat.

 
• La première c’est de regarder le poids des transferts sociaux publics, dans le PIB. Par transferts sociaux on entend l’ensemble des prestations en espèce (santé, vieillesse-survie, famille, emploi, logement, pauvreté-exclusion sociale) que touchent les individus, ainsi que les prestations en nature (remboursement de soins, aide au logement etc.). La France est bien en tête en 2017. Elle figure dans le club des pays les plus socialisés au monde aux cotés des économies du Nord de l’Europe et de la Belgique, et elle surplombe assez nettement l’Allemagne.
• La seconde façon de confirmer ce résultat, c’est de scruter les dépenses publiques par grandes fonctions. Cette approche ajoute les frais de fonctionnement et d’investissement adossés à la protection sociale. En revanche, elle minore les transferts liés à la santé ou à l’éducation qui sont conçus comme des fonctions séparées. Là encore, la France est bien en proue, même si elle est surpassée par la Finlande.
• On peut enfin se référer à un indicateur plus englobant de protection sociale, qui inclut les systèmes publics mais aussi privés de protection, lorsqu’ils sont obligatoires et régis par l’État. Cet indicateur tient compte aussi des frais de fonctionnement adossés à la protection sociale. Alors que les deux précédents indicateurs se situent au voisinage de 25% du PIB, celui-ci approche 35% dans le cas français. Et là encore, pas de doute, la France est bien le pays du monde qui consacre le plus de ressources à la protection.

 

Des raisons d’ordre institutionnel

 
Admettons donc cette position. Les causes sont aisément identifiables. Cela tient d’abord à deux spécificités de notre système de retraite. Pas forcément à sa générosité. Mais plutôt au fait 1/ que l’âge de départ effectif de la retraite est plus précoce qu’ailleurs, ce qui allonge la durée de pris en charge ; 2/ Que ce système est très largement à dominante publique. Cela est dû ensuite, au poids des dépenses de santé, là aussi du fait d’une forte socialisation de la prise en charge. Cela est dû encore au niveau élevé du chômage structurel et à la durée d’indemnisation qui alourdit la facture sociale. Cela est dû enfin au poids plus élevé qu’ailleurs des politiques d’aide au logement. Les raisons sont donc d’abord d’ordre institutionnel. Le système français reste à dominante publique et d’inspiration bismarkienne. Les personnes sont protégées à hauteur de ce qu’elles ont cotisé. La protection ne se contente pas d’assurer un minimum de subsistance pour les plus démunis, et lorsqu’elle est plafonnée, les plafonds sont plus élevés qu’ailleurs.

 

La France pèse 7% de la dépense sociale mondiale (et pas 15%)

 
Face à cette évidence il faut tordre le cou cependant à deux idées fausses. La première concerne l’aide sociale, stricto sensu. Ce fameux « pognon dingue » stigmatisé par le président Macron. Si l’on entend par aide sociale, l’ensemble des dispositifs (aide au logement, minimas divers) dédiés aux plus démunis pour leur procurer un revenu décent, là non, la France n’est pas championne du monde. Son système est suffisamment redistributif pour éviter de mobiliser à l’extrême les dispositifs de lutte contre l’exclusion. La seconde idée fausse, c’est ce chiffre qui n’en finit pas de polluer le débat. La France représenterait à elle seule 15% des dépenses sociales du monde, quand son PIB représente plus que 3,2% du PIB monde. Issu d’un calcul de coin de table hâtif, il est repris imprudemment par de multiples commentateurs. A tort. Si l’on se base sur les trois indicateurs établis plus haut, et qui couvrent 2/3 de l’économie mondiale, la France c’est 7,3% des transferts sociaux publics sur le panel des pays pour lesquels on dispose d’une information. C’est 8,6% de la protection sociale publique et 7,3% de la protection sociale publique et privée. Si l’on prend une hypothèse très basse de poids des dépenses sociales pour le reste du monde, la France représente vraisemblablement 6 à 7 % de la dépense sociale mondiale.

 
Dernier constat enfin. Les divers classements que nous avons mentionnés, montrent que la référence à la flexisécurité danoise, ne constitue pas en soi une référence susceptible de remettre en cause la position française et encore moins une menace de grand soir sur la protection sociale.


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