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Xerfi Canal présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de Xerfi

 

Comment ranimer la croissance et la dynamique des prix quand toutes les régions du monde se livrent à une course à l’échalote à la compétitivité. Une fois que le jeu est engagé, on sent bien qu’il est très difficile d’en sortir.

 

L’explosion de la bulle d’endettement a donné une nouvelle intensité à ce cercle vicieux qui sape la croissance mondiale. En voici la séquence à gros trait : l’explosion de la crise des subprimes aux Etats-Unis a conduit au recentrage de la croissance américaine : moindre consommation et moindre investissement immobilier à crédit, plus de production sur le sud du territoire. Et ce recentrage s’est opéré au prix d’une déformation toujours accrue du partage de la valeur ajoutée en faveur du capital. Sur un marché mondial en atrophie, la zone euro a recherché sa stabilisation par des dévaluations internes. Là encore par un moins disant sur les salaires, la consommation socialisée et une tentative de redéploiement vers les marchés extra-européens. Le japon a pour sa part déprécié son taux de change. Toutes les grandes régions développées ont donc joué la même partition de la dévaluation monétaire ou interne.

 

Les résultats de cette stratégie sont aujourd’hui bien palpables :

 

1/ Chacune des grandes régions a stabilisé ses parts de marché, dans un équilibre de déflation rampante et d’étouffement des classes moyennes. Et au sein même de l’espace européen les positions relatives se sont stabilisées mais sur un marché atone. Autrement dit chacun s’étripe dans un jeu à somme nulle.

 

2/ Chacune des grandes régions a sacrifié, à des degrés divers son investissement et donc son potentiel de croissance et de gains de productivité. La sélection accrue sur le marché du travail a aussi pour revers de déstabiliser les emplois de compétence intermédiaire et d’affaiblir dans certains cas la croissance de la population active par découragement. C’est ce que l’on voit aujourd’hui notamment aux Etats-Unis.
Au final, dans des marchés structurellement en faible croissance, la course à la compétitivité coût et le renforcement de son pouvoir de marché par croissance externe devient la pierre angulaire de l’expansion des entreprises.

 

2 problèmes majeurs alors :

 

1/ Si ce jeu se solde par une érosion durable de productivité alors la course à la compétitivité sème la déflation. Il y a en effet de moins en moins d’espace pour une progression des salaires adossée à des gains de productivité.

 

2/ A ce jeu il y a des gagnants et des perdants. Ceux qui sont en prou du mouvement, l’Allemagne et les Etats-Unis en l’occurrence, se retrouvent en situation de sur-profitabilité qui leur confère un pouvoir considérable de contrôle et de concentration du capital à leur profit. Les autres pays se retranchent dans des stratégies défensives de compression des marges et de contraction de la sphère publique.

 

Comment sortir alors de ce cercle vicieux ?

 

1/ Par des programmes de soutien concertés à l’investissement. Car en absence de demande, et donc d’incitation privée, il faut une intervention discrétionnaire des Etats pour casser la dynamique d’érosion de nos potentiels de croissance.

 

2/ Par un rééquilibrage de la distribution des revenus dans les pays en surprofit. Ce deuxième élément ne se décrète pas malheureusement pas et les goulots d’étranglement sur le marché du travail sont encore insuffisants pour susciter une telle dynamique même dans les pays aux avants poste de la reprise.

 

Je n’épiloguerai pas. L’énoncé de ces deux conditions montre simplement que le cercle n’est pas prêt d’être rompu.

 

Olivier Passet, La course à la compétitivité tue la croissance, une vidéo Xerfi Canal



Publié le jeudi 25 septembre 2014 . 3 min. 30

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