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Macron An 1 : qui sont les perdants... jusqu'ici

Publié le mardi 24 avril 2018 . 3 min. 56

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A qui Macron demande-t-il des efforts ? La formule président des riches est un peu courte. Elle suppose que tout le monde, hormis une poignée d’ultra-riches serait mis aujourd’hui à contribution.


L’effort  porte en fait principalement sur 3 catégories de personnes :


D’abord, sur les 60 % des retraités les moins défavorisés, soit 9 à 10 millions de personnes, puisque l’on soumet  cette  population à une hausse de  1,7 point de CSG, non compensée contrairement aux salariés par une baisse des cotisations.


L’effort porte ensuite sur les propriétaires. Qui subissent un tir croisé. Entre : le recentrage de l’ISF sur l’immobilier ; l’exclusion des plus-values immobilières de la fameuse flat tax de 30% et la majoration de la CSG ; le recentrage des dispositifs Pinel et du PTZ sur les zones en tension ; La suppression des APL accession, dans le neuf d’abord, puis dans l’ancien ; Sur la sellette aussi, le Censi-Bouvard, même s’il a été prolongé d’un an. Ce dernier dispositif permet de déduire des impôts une partie de son investissement dans un logement meublé situé en résidence services.


L’immobilier se retrouve ainsi plus taxé que les revenus mobiliers (dividendes, etc.) Marquant la volonté gouvernementale de privilégier l’investissement financier, sur la pierre, ou, dit autrement, l’épargne  productive sur l’épargne improductive.


L’effort porte enfin sur les fonctionnaires, avec le gel du point cette année, la réintroduction du jour de carence, la simple compensation de la hausse de la CSG, là où les salariés du privés sont gagnants avec la baisse des cotisations.  Sachant aussi que le gel dans deux ans de cette compensation rognera le pouvoir d’achat par la suite.


A quoi il faut ajouter sans doute des offensives ciblées, dans le prolongement de la loi Macron, sur certaines rentes des professions libérales : avec en première ligne aujourd’hui, les opticiens, les dentistes et prothésistes audio, dans le cadre de la réforme du zéro reste à charge.  Ou encore, l’ouverture de plus en plus grande à la concurrence du secteur des transports, pas seulement ferroviaire, qui accentuera encore la pression sur les salaires. On pourrait encore parler des fumeurs…


Bref, tout cela est relativement essaimé. Dosé. Il s’agit parfois d’efforts relatifs. Les catégories visées, hormis les fonctionnaires, ne sont pas les mieux organisées pour opposer une résistance. Le gouvernement prend garde aussi de ne pas frapper au plus bas de la distribution des revenus. Les minimas devraient être revalorisés sur le quinquennat. Beaucoup de salariés, notamment ceux qui n’ont pas constitué de gros patrimoine pierre, sont plutôt gagnants…. Les plus riches aussi, ceux qui ont les moyens de se constituer d’importants patrimoines financiers sont incontestablement les grands gagnants. Et c’est bien sur plutôt du côté de la classe moyenne supérieure que porte l’effort. Plus précisément c’est sur les baby-boomers de l’après-guerre, souvent détenteurs d’un patrimoine immobilier, que se concentre le tir et tous ceux qui bénéficient d’une petite rente statutaire, construite au fil de l’histoire. Et in fine, ce sont les enfants gâtés des 30 glorieuses, qui renoncent à leurs petites rentes, pour que les grands enfants gâtés de la mondialisation puisse continuer à passer à travers les mailles du filet de l’impôt. 


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