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ACCUEIL ECONOMIE Décryptage éco Pacte Hollande : réduire...
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16/01/201404:10
Xerfi Canal présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de Xerfi

Moins 18 milliards de dépenses publiques pendant 3 ans, c'est l'arme de guerre de François Hollande pour baisser la pression fiscale, réduire les déficits  et restaurer la compétitivité française. Est-ce beaucoup ? Est-ce suffisant ? Peut- on réduire la dépense sans sacrifier les grandes fonctions de l'État ? Sans sacrifier l'avenir ?

Revenons d'abord sur l'objectif de baisse de François Hollande, 53 milliards en 3 ans. En première approximation, cela représente 2,5% du PIB et cela permettrait de faire revenir le poids de la dépense publique à  54,2 % du PIB au lieu des 56.7% prévus pour la fin de cette année. Mais dans le langage gouvernemental, la baisse est mesurée par rapport à un sentier de hausse spontanée des dépenses. L'annonce présidentielle pourrait plutôt ramener la dépense publique à 55% du PIB en cas de faible croissance nominale du PIB. Si la croissance se mettait de la partie, le gouvernement pourrait espérer avoisiner la cible des 53%. C'est sans aucun doute une inflexion significative, importante du point de vue politique. Mais c'est aussi un ajustement dont l'ampleur ne remet  pas  en cause la taille de l'État. Le poids moyen de la dépense publique était de 53,5%, rappelons-le en moyenne dans les années 2000.

Le projet, tel qu'il se dessine, n'est rien d'autre qu'un plan d'économie. Une correction normale après une phase de soutien exceptionnel à l'économie. L'effort sera essaimé, le président promettant d'aller chercher l'économie, pour le citer,  dans « toutes, les dépenses, toutes les politiques,  toutes les structures »: dans les quelques abus de la protection sociale qui ne dépassent pas le milliard. Dans le fonctionnement des ministères et dans une optimisation du  fonctionnement de notre millefeuille administratif. Le projet est exigeant, mais il reste très en deçà d'une réforme en profondeur de l'État :

- Contrairement à ce qui est dit trop souvent, nos principaux gisements d'économie ne sont pas dans nos dépenses de fonctionnement, qui ne sont pas plus élevées qu'ailleurs. Nos organisations sont néanmoins inefficaces , moins au détriment des coûts, que de la qualité : problèmes d'accès, files d'attente, lourdeurs procédurales, qualité de l'information publique, déficit présentiel,  faible gratification des compétences. L'urgence est d'abord de monter en gamme, car l'inefficacité publique a un coût qui ne prend pas nécessairement la forme de l'impôt.

- Cette révolution ne se fera que si l'État devient un fer de lance dans l'usage des technologies de l'information. Cela signifie de changer les process, de mutualiser l'information beaucoup mieux que cela n'est fait aujourd'hui. Pas seulement au service du contrôle et de l'impôt, mais pour un fonctionnement plus fluide et non redondant les institutions, à tous les niveaux. La pyramide des âges au sein de l'administration peut être un atout, puisque ce sont les moins qualifiés qui partent en retraite. Encore faut-il que l'Etat repense son fonctionnement et y adosse les compétences nécessaires.

- On aurait tort, enfin, de sanctuariser la protection sociale dans le cadre de cette réflexion sur  les fonctions de l'État. Certes la protection, c'est d'abord de la redistribution plus qu'un coût. Mais si l'on se fie aux expériences étrangères, on constate vite qu'il y a eu beaucoup d'illusion d'optique dans la réduction de la taille de l'Etat et du nombre de fonctionnaires. En revanche, partout, la protection sociale a été au c?ur des analyses et des repositionnements, notamment en Suède, modèle de référence pour F. Hollande.

Sur cette réflexion stratégique, concernant l'efficacité de l'Etat, Xerfi aura l'occasion de présenter sa réflexion dans les semaines à venir. Non pour enfler le bruit des solutions faussement évidentes, des exemples étrangers trop souvent mythifiés et tronqués, mais pour  éclairer sur le fond un chantier exigeant et complexe.

Olivier Passet, Pacte Hollande : réduire les dépenses avec efficacité ?, une vidéo Xerfi Canal

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Mots clés : Politique économique

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