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Qu’est-ce que la droite en 2022… les droites devrais-je dire. Je me bornerai ici à les décrypter au plan économique, même, si on l’a bien compris, le débat se focalise d’abord sur les enjeux sociétaux et civilisationnels aujourd’hui.


Ces droites contemporaines doivent jongler avec plusieurs contradictions. Elles s’adressent tout à la fois à une base populaire et déclassée en rejet du capitalisme ultra-libéral et financiarisé. Séduite par les sirènes du protectionnisme et du dirigisme. A une population de patrons, de cadre, de commerçants et de retraités, ultra-sensibles aux thématiques de la valeur travail et de la baisse des impôts. Et gardiennes du temple d’un capitalisme prospère, elles doivent tout à la fois convaincre des entreprises matures, petites ou grandes, qui se sentent menacées par la radicalisation de la concurrence et des impératifs écologiques, et d’autres surfant sur la vague digitale et écolo-bobo, au tropisme libertarien. La réserve de voix est à la fois considérable, mais le risque de faux pas et de report sur la concurrence, l’est tout autant. Réconcilier tout cela, ne pousse pas à la cohérence.


Plutôt que d’égrener les programmes candidat par candidat, axons-nous sur trois dimensions sur lesquelles est attendue la droite. L’offre, L’ordre, L’orthodoxie financière. Dans l’optique droitière, la promesse sociale n’est que le produit dérivé de la prospérité des affaires.  Que proposent les candidats en matière de consolidation de l’offre ? Dans une France qu’ils se plaisent à décrire en déclin, tous se rejoignent avec des modalités diverses sur 2 idées clés : la baisse amplifiée des impôts sur les entreprises et une politique active de commandes publiques. Tous aussi, conscients du risque de procès en cadeau aux entreprises, affichent des mesures fortes sur le pouvoir d’achat : pour Valérie Pécresse, 10% de hausse des salaires jusqu’à 2,2 SMIC, financé par la suppression des cotisations vieillesse. A quoi s’ajoute un minimum retraite au moins égale au SMIC. Marine Le Pen propose comme mesure phare, pendant cinq ans, que toute hausse de salaire de 10% accordée à l'ensemble des salariés gagnant jusqu'à trois fois le Smic, soit exonérée de cotisations patronales. A cela s’ajoute  la réduction de la TVA sur l'essence, le fioul, le gaz et l'électricité, la nationalisation des autoroutes et la privatisation de l’audiovisuel public, avec à la clé la baisse des péages et la suppression de la redevance… avec la France périurbaine en ligne de mire. Pour Zemmour, c’est une baisse de la CSG de 9 % à 2,5 %.entre le SMIC et 2.000 euros, soit, l’équivalent d’un treizième mois pour les smicards et la même proposition que Marien Le Pen sur la redevance. Point de ralliement de tous les candidats de droite donc, l’offre ne doit pas faire les frais de la hausse du pouvoir d’achat. C’est l’État qui finance par des pertes de rentrées fiscales et sociales. Autre point de ralliement, l’écologie industrialiste. L’écologie ne se bâtit pas au détriment de l’offre et de la croissance. L’arme fatale pour cela, c’est le nucléaire. Entre le localisme rural, la protection des paysages sans éoliennes, porté par l’extrême droite et la taxe carbone aux frontières, l’interdiction des moteurs thermiques en 2040 ou le Green Deal venté par Valérie Pécresse, l’engagement écologique des candidats n’est pas le même certes. Mais le nucléaire en est la clé de voute. 


Côté ordre maintenant…. Tous sont partisans d’un renforcement des fonctions régaliennes. Mais ce n’est pas de cet ordre-là dont je veux parler, mais plutôt du désir de stabilité inhérent à beaucoup de vote droitiers. Quel modèle institutionnel, portent les candidats ? Là, il y a bien deux blocs fortement différenciés qui s’affrontent. Valérie Pécresse prône la modestie  française à l’égard de l’Europe. Parle de renforcer. Son caractère protecteur aux frontières et de privilégier les alliances industrielles européennes et les commandes publiques, quitte à assouplir les règles de la concurrence. Elle s’inscrit dans la tradition légitimiste de la droite de gouvernement. La France se doit d’abord d’être un bon élève et de jouer coopératif. Son ADN est d’abord libéral. L’ordre par le marché. Du côté Zemmour et le Pen, si l’un est l’autre ont renoncé au au Frexit, l’un comme l’autre prônent la désobéissance, de l’intérieur et la transgression des engagements, avec pour modèles la Pologne ou la Hongrie. L’Europe c’est l’ennemi, et la France, colbertiste, industrialiste, planificatrice doit revoir son jeu d’alliance. Rapprochement avec la Russie, et Real Politik au plan commercial d’abord. Ce camp renvoie toutes les contradictions de Trump. Tentation protectionniste, libéralisme intra-muros. On cherche cependant les mesures protectionnistes dures dans les programmes et on ne les trouve pas, ou pas encore. L’Ordre par l’autorité et le primat de l’intérêt national, c’est la promesse de l’extrême droite qui risque de demeurer à l’État de rodomontades.


Côté orthodoxie maintenant. La facture s’annonce lourde. La question  du financement est clairement prioritaire chez Valérie Pécresse, allongement de l’âge de la retraite, Réduction de 150 000 des effectifs public, fin des 35 heures…Son autorité Thatchérienne se fixe sur l’assainissement des comptes reprenant le flambeau de François Fillon. A l’extrême droite, c’est la suppression des aides sociales non contributives aux étrangers qui fait office de poule aux œufs d’or. Une manne très fumeuse que nul ne sait quantifier. Zemmour tente de crédibiliser son financement par l’allongement de l’âge de départ à la retraite et Marine Le Pen par la réforme de l’ISF. Mais les comptes n’y sont pas. L’orthodoxie financière, qui subordonnerait la France à l’ordre bruxellois  n’est pas prioritaire. Et Eric Zemmour préfère dramatiser un autre déficit, celui du commerce extérieur.


De toutes ces droites, il ressort un constat pour la droite. Elle s’est droitisée certes. Mais piégée dans les contradictions du capitalisme contemporain, elle n’a jamais eu autant besoin des ressources publiques pour maintenir l’ordre social et la façade du libéralisme.


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