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Zone euro : quelle riposte face au risque de crise économique

Publié le mardi 12 mars 2019 . 4 min. 38

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Le risque de récession est élevé aujourd’hui en Europe. Les prévisions pessimistes se succèdent. L’histoire n’est pas écrite pour autant. A première vue, le panorama des conjonctures nationales demeure hétérogène. Les pays du Sud sont encore dans une séquence de rattrapage, l’Espagne ou le Portugal notamment. Et plus de la moitié des pays de l’UE se maintiennent sur les rythmes supérieurs à 2% de croissance, notamment les PECO. La mayonnaise de la récession européenne, synchrone, n’a donc pas encore pris. En revanche, il est clair que le noyau dur, Allemagne, France et Italie, est à la peine. Et que son affaissement spectaculaire depuis un an risque d’embarquer l’ensemble de la dynamique européenne, si rien n’est fait.


Des choses vont dans le bon sens en Europe


C’est à ce moment que l’Europe peut jouer son rôle. Le président de la Banque centrale européenne ne s’y est pas trompé, lors ses annonces du 7 mars. Il sait que c’est lorsque la mer se retire que surgissent tous les problèmes bancaires et financiers. Il prend les devants côté bancaire en relançant le dispositif de refinancement à long terme, fléché sur les banques, et maintient les taux à leur plancher car il sait aussi que le coût d’un sauvetage sera collectivement bien plus élevé que celui d’une impulsion lancée à temps pour éviter que la dynamique récessive ne s’enclenche.


Alors l’Europe, aujourd’hui plus pragmatique, peut-elle être cette fois-ci au rendez-vous de l’histoire ? Peut-elle jouer son rôle protecteur capitalisant sur les erreurs du retard à l’allumage de l’ère Trichet ? Et mobiliser à temps l’arme budgétaire pour relayer l’arme monétaire ?


A priori, on se dit que les choses ne sont pas mal parties. Clairement, la solution est entre les mains du noyau dur. Et de ce côté, pour des raisons variées, les choses vont dans le bon sens. L’heure est plutôt au relâchement de la discipline budgétaire. En France, après l’inflexion socialo-fiscale mise en place en réponse au mouvement des gilets jaunes. En Italie, avec le changement de cap budgétaire initié par la coalition anti-système issue des élections de mars 2018. Et même en Allemagne, où le gouvernement a lâché du lest sur les fonctionnaires. Et a promis à partir du 1er janvier 2021 la suppression de l’impôt de solidarité finançant la réunification, pour 90% de la population imposable.


Recentrage des économies : le modèle allemand vacille


Mais est-ce suffisant ? Clairement l’Europe, ne réitère pas l’erreur de la pro cyclicité de ses politiques. Clairement, l’inflexion, légère certes, ce produit là où elle doit être opérée en priorité. Et a minima, elle devrait jouer un rôle amortisseur. Mais il faut s’interroger aussi sur les racines de la crise pour prendre la mesure d’un ajustement qui dépasse de beaucoup les simples considérations conjoncturelles.


Si l’Europe est à la peine, et si l’Allemagne est au cœur de son marasme, c’est que la donne de la mondialisation est en passe d’être bouleversée. L’heure est à la croissance autocentrée, c’est-à-dire au repli sur les zones de croissance régionales. Des États-Unis, à la Chine en passant par le Japon, il est clair que les grandes régions du monde jouent la préférence locale. Les États-Unis au premier chef, ne veulent plus être le consommateur en dernier ressort du reste du monde. Leur croissance, doit d’abord bénéficier à leur industrie nationale. Trump porte la croissance américaine, en étendard. Il tempère les tensions à la hausse du pétrole pour ménager le pouvoir d’achat de ses concitoyens. Il baisse les impôts. Et érige des barrières pour se protéger des intrusions étrangères. Et en lançant les hostilités, il oblige tous les autres modèles extravertis à se repositionner. Côté chinois, cela se traduit par un double impératif : la conquête du marché intérieur, et surtout, la conquête du ventre mou de la mondialisation que constitue le marché européen. Une Europe qui fait figure de nouveau consommateur en dernier ressort de l’offre du monde.


Et sous ces coups de butoir, le modèle allemand vacille. Il s’est tout entier bâti sur la constitution d’excédents colossaux pour le financement de ses retraites. Elle n’a eu de cesse d’œuvrer pour consolider sa compétitivité et celle de ses partenaires pour partir à la conquête des marchés extra-européens. Or le nouveau design de la mondialisation invalide toute la stratégie de long terme de la principale économie européenne. Et c’est bien plus qu’une politique de relance, encore balbutiante, qu’il lui faudra pour relever le défi de la nouvelle donne mondiale. Le risque, c’est que arrimée à sa quête d’excédent, l’Allemagne ne transforme l’Europe en champ de bataille de la guerre commerciale qu’elle livre à la Chine. Et que les économies qui demeurent arrimées à leur modèle social ne soient les grandes perdantes de la lutte à mort des grandes économies extraverties.


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